Fantastic Four

Publié le par Devotionall

LES 4 FANTASTIQUES

Vous les connaissez déjà, probablement. Plongez donc à la source de la légende.

Où comment un scientifique de génie, sa copine, le frère cadet de celle ci, et un pilote d'essai, réussissent à devancer les russes dans la course à l'espace ( mais si, je vous jure ) et sont soumis, durant leur vol initiatique, à des rafales de "rayons cosmiques" ( indicateur de la conception fantaisiste que nous avions des dangers de l'espace dans les 60's. ) qui les transforment radicalement en supers humains.

Reed, le scientifique, devient modestement Mister Fantastic, capable d'étirer et étaler toutes les parties de son corps, au grand plaisir de sa copine ( un peu d'imagination voyons... ) qui elle, dans la plus pure conception de la femme de l'époque, devient... invisible. Son frère s'enflamme et devient une torche vivante, alors que Ben, le pilote, devient un monstre de brique orange, informe ( revoyez les premiers épisodes, vous verrez que Ben était loin d'avoir cet aspect presque rassurant d'aujourd'hui ) et à la force surhumaine. Look, Ben... you're a ... thing, comme le remarque très diplomatiquement Susan , la femme invisible ( que les versions françaises appelleront Jane durant 20 ans! Autre mystère des comics... ). Ainsi nait la Chose, que De Gaulle voulait faire interdire en raison du caractère potentiellement traumatisant du monstre orange sur la jeunesse de cette belle contrée. Ce qui m'a toujours fait sourire jusqu'à ce que je lise une interview de John Byrne révélant qu'il avait fait des cauchemars après avoir lu pour la première fois les F4, étant encore un petit enfant canadien impressionable, avant de devenir le scénariste et dessinateur à succès qu'il est aujourd'hui.

Les Fantastiques décident de mettre leurs pouvoirs au service de l'humanité, malgrè les luttes intestines et les jalousies ( Ben voulant se faire la femme de son meilleur ami dès le premier épisode ). Ils combatteront Namor, le prince des mers, un athlète en slip vert qui lui réussira à se faire Jane, même si pour peu de temps. Puis ce sera ( entre autres ) Fatalis, monarque de Latvérie, fantomatique état baltique, caché derrière un masque de fer menaçant, Mole man, l'homme taupe, un ignoble laideron à demi aveugle à la tête d'un empire souterrain peuplé de monstres de légende ( en réalité le premier adversaire historique, c'est lui ). Sans oublier les skrulls, des extraterrestres métamorphes ( qui changent d'apparence ) que Reed repoussera en leur faisant lire un comics et en leur faisant croire que les monstres et autres créatures de fantaisie de papier sont bien réelles ( la encore, ne riez pas, les scénari de l'époque sont ce qu'ils sont ). Le tout parsemé de dialogues solennel bien dans le ton des 60's, redondant et tragique à souhait. Fantastic four : L'intégrale, volume 1 aux éditions Panini France - Marvel France. Un monument nostalgique et caustique à souhait.

Les 4 au complet : c'est à dire qu'ils sont 4. Mais si, comptez donc, vous verrez.

 

 

Je viens d'obtenir de la part d'Alessandro Di Nocera la permission de traduire son excellent livre ( je traduis déjà ) Superheros et supers pouvoirs, un essai de 300 pages sur les comics, en tous points remarquables et édifiant. Je suis maintenant à la recherche d'une maison d'édition française pour le projet. J'aurais besoin de votre aide pour les références, ainsi que pour un petit chapître personelle que je souhaiterais intégrer, sur le role joué par les comics dans votre enfance et adolescence, et aujourd'hui. Nous en reparlerons...

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