LES NOUVELLES ROMAINES DE MORAVIA

Publié le par DEVOTIONALL

L'heure est déjà venue de se chercher un bon livre pour faire en sorte que la rentrée soit moins insupportable. Le choix pour 2007 se portera, et c'est ce blog qui vous impose ce choix, sur l'oeuvre de ALBERTO MORAVIA, et notamment ses nouvelles typiques regroupées sous le terme générique de NOUVELLES ROMAINES.

Ces nouvelles ont été ecrites entre 1951 et 1959 pour la grande majorité. La critique est unanime sur un point précis : il s'agit là d'un pan incontournable de la littérature italienne, un chef d'oeuvre d'analyse et de finesse. Le mythe du prolétariat revient sans cesse dans ces nouvelles, aussi bien avec la gallerie de personnages tous aussi attachants les uns que les autres, que dans la langue employée, pour ceux qui ont la chance de lire en VO ( avec une subtile connotation romaine qui rend le tout si sympathique ). Les nouvelles romaines constituent une sorte de comédie humaine, où entre tendresse et résignation, humour et sarcasme, l'écrivain étale tout son talent sans la moindre fausse note.

Moravia est Rome, il incarne et fait vivre la capitale. L'époque est autre, celle de l'immédiat après guerre, où les italiens vivent d'expédients et revent d'un avenir meilleur, et singent les américains symboles d'un art moderne de vivre qu'ils pourchassent avidement. La gallerie de personnages est jouissive : des marginaux, de doux poétes, des dragueurs impénitents, des filles qui usent de leur coquetterie pour s'élever socialement, des pauvres hères qui luttent pour survivre. Tous les récits sont brefs ( entre 5 et 10 pages ) et tous sont réussis, pas de couac ni de baisse de régime. Rome dans toute sa variété, celle d'une Italie encore innocente, sur la voie de la modernité, avant qu'elle ne perde ses racines et sa saveur si singulière. Moravia, un écrivain, mais pas seulement. Un témoin, précieux, qui saura rendre votre rentrée plus ensoleillée.

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La version française est disponible chez Flamarion.
Courez vite vous la procurer.

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