DAREDEVIL : Le Decalogue (Blazers 61 )
Daredevil est, sous la direction de Bendis et Maleev, dans une forme étincellante. Plus le personnage de Matt Murock se rapproche de la déchéance sociale la plus compléte, plus le comics gagne en profondeur et en lecteurs. Le nouvel album marque une pause dans les déboires de l'avocat aveugne, avant la grande plongée finale!
La fin est proche. A vrai dire, elle ne l'a jamais autant été puisque ce tome 12 de Daredevil est l'avant-dernier avant que le duo Bendis/Maleev ne tire sa révérence et passe le relais sur cette série qu'il a tiré vers de formidables sommets. Avant la conclusion tant attendue, les auteurs nous offrent un flashback traitant d'une période occultée de leur trame. Un récit complet qui s'il peut prendre des airs de prolongation juteuse n'en est pas inintéressant pour autant. Une réunion de quartier des habitants d'Hell's Kitchen se tient afin que ceux qui le souhaitent puissent s'exprimer au sujet de Daredevil, dévoiler leurs inquiétudes ou leur gratitude suite à la prise du pouvoir de celui-ci. Ces vifs débats sont l'occasion de répondre à une question : que s'est-il passé suite à la défaite du Caïd ? De la simple mère de famille dont la fille s'est mystérieusement suicidée à la petite amie d'un voyou opportuniste, tous vont lever une part du voile qui couvre cette période, jusqu'à un événement inattendu, pour le lecteur comme pour les protagonistes.
Une fois de plus, la virtuosité scénaristique de Bendis crève les yeux. D'un postulat aussi bateau que malin, il tisse et fait s'entrecroiser les fils de destins multiples et dissemblables, à la manière de certains réalisateurs roublards, les grosses ficelles et la niaiserie en moins. Ainsi, dans cette trame digne d'un épisode fondateur d'X-Files (l'ésotérisme est dans le coup), les tirades du héros évitent l'écueil de la moralisation et ses actes héroïques se nimbent d'humilité. D'ailleurs, les aventures du personnage ont rarement été aussi sombres que lors du run de ces deux artistes. Maleev n'y est évidemment pas pour rien, ces jeux d'ombre et lumière rendant toute la sordidité et l'instabilité du quartier de prédilection de l'Homme sans peur, où personne ne semble être à l'abri d'une mauvaise rencontre. Couplé aux couleurs ternies et variables de Stewart (un combat en noir et blanc où seul le costume rouge et des aplats jaunes se distinguent), son dessin sec et échevelé est le complément indispensable à cette représentation adulte de cette section de l'univers Marvel. Decalogue est donc une pause de respiration necessaire avant d'atteindre le bout du tunnel, et de se rendre compte que la descente aux enfers... ne fait que commencer. Pauvre DD, mais c'est si passionant, pour nous lecteurs! ( 6,5/10 pour le tome 12 - 8/10 pour l'ensemble de la période Bendis )
Dès le volume 14, ce sera donc Ed Brubaker ( recemment vu sur Captain America. C'est l'homme qui a réssuscité Bucky... ) qui officiera sur la série Daredevil. On y retrouvera Matt Murdock en prison, pris dans l'enfer carcéral et bien décidé à rendre la vie des autres détenus impossible. Pendant ce temps, et puisque la vengeance est un plat qui se mange froid, ses nombreux ennemis se chargent de l'abattre définitivement, en commençant par faire exécuter son meilleur ami et compagnon de travail, Foggy Nelson. On aurait envie de lâcher " For mature readers only". Ne le manquez pas!

Les Blazers sont passés près de l'exploit cette nuit face à San Antonio, qui reste sur une série de neuf victoires consécutives. Devant de huit points avec quatre minutes à jouer, les rouge et noirs ont subi une invraissemblable réussite à trois points des Spurs qui fait basculer le sort de la rencontre, avec un Ginobili royal. Retour discret de Tony Parker après quelques matchs d'absence pour blessure. Un double double pour Zach Randolp et une autre belle performance de Brandon Roy au niveau des stats. Mais encore une défaite : les Blazers vont ils trouver les resources et la motivation pour finir la saison dignement, maintenant que les play off sont définitivement impossibles? Udoka a rentré ses six premiers tirs mais a fini avec treize points : s'il avait pu poursuivre sur sa lancée...

Ginobili a fait basculer la rencontre
PORTLAND - SAN ANTONIO 94 - 99
PTS : DUNCAN (San) 24
RBS : RANDOLPH 12
ASS : ROY 9
Bilan : 25V 36D