JE LIS DE TOUT ( Et même Anna Gavalda )
Je suis un lecteur compulsif. Un grand consommateur, quel que soit le support. Il faut dire que j’ai la faculté de lire vite, et de manière profitable. Que ce soit des romans ( actuellement une relecture de l’œuvre complète de Zola, ce n’est pas une mince gageure ), des nouvelles, le journal, des bandes dessinées, bref de tout. Le tout ça englobe aussi du n’importe quoi, ou plutôt des trucs qu’autrement quelqu’un comme moi ne lirait certainement pas. Par exemple, l’autre jour. J’avais à peine fini L’assommoir, et je me désespérais de constater qu’il me manquait le volume suivant ( Une page d’amour ) dans ma collection de Zola. En attendant son achat prochain ( rigoureusement dans la bonne collection, un vieux livre pas si facile à trouver ) j’ai mis la main sur un des livres qu’Anna a acheté ces mois derniers. Un livre pour public féminin, ce qui du point de vue littéraire équivaut presque à « livre pour analphabète » dans la vision sexiste des choses. Anna Gavalda, une auteur connue et récompensée, mais que je n’avais jamais lu. Anna ( pas Gavalda, celle avec qui je vis. Oui je sais c'est compliqué ) achète ses livres pour diverses raisons, sauf pour les lires. Souvent c’est la couleur de la couverture, l’illustration, ou simplement comme dans ce cas précis le titre ( Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ). Alors c’est moi qui les lis quand j’en ai le temps, et souvent je m’arrête en route, devant l’affligeante pauvreté du contenu.
Cette fois je suis allé au bout. Non pas que le livre soit excellent, mais ce sont des nouvelles assez brèves qui se laissent lire assez facilement, dans un style simple et direct, sans grosses fioritures. Des histoires d’individus et d’amour, de souvenirs et de sentiments, mais jamais cul-cul ou trop mièvres. Comme ce type qui se rend compte en regardant le journal télévisé d’avoir causé un grave accident de la route, ou cette femme qui perd son enfant encore en gestation, mais qui cache son drame durant un mariage. Le livre n’est pas très gros, et deux heures suffisent pour en venir à bout. Gavalda ce n’est pas si mal, finalement, compte tenu du public pour qui elle écrit, en déduirons donc les sexistes. Dont je ne fais bien sur pas partie ! La preuve de ce que j’affirme ? Dès la dernière page, je suis allé sur le Net pour trouver les renseignements indispensables sur l’auteur de l’ouvrage. Qu’est ce à dire, à mon point de vue ? Avant tout une photo, pour voir si elle est bonne, ou pas. On ne se refait plus.