DESPERATE HOUSEWIFES saison 1 : Obsolète!
Acheter les droits d'une série US, ça revient tout de meme bien moins cher que de produire du bon cinéma de chez nous. Et comme aujourd'hui nous connaissons un engouement sans égal dans l'histoire pour ce type de produit, il est facile de trouver une caution culturelle pour défendre ses propres choix en cette matière. Une de ces séries US à avoir rallier les suffrages par ici est DESPERATE HOUSEWIFES, dont les coffrets dvd s'arrachent dans tous les magasins spécialisés de France. DH c'est sois disant le quotidien de femmes au foyer dans une petite ville (trop) tranquille des Etats Unis, et une vision moderne et ironique des affres de ces ménagéres ricaines toujours au bord de la rupture nerveuse. Tout ceci se veut tranchant, voire féroce, et les aventures de ces bourgeoises plaisent à presque tous, des inrocks à votre voisine cinquentenaire. Affligeant.
On ne va pas se faire des amis en disant cela, mais reconnaissons là un phénomène de mode bien surfait. Les aventures de ces pseudos ménagéres de Wisteria Lane sont un reflet distordu de ce qu'est l'Amérique en 2007 : la crédibilité d'actrice ( ? ) comme Eva Longoria dans son role de petite pétasse au foyer est risible. Le quotodien de cette banlieue Wasp ( chez nous on dirait bon chic bon genre ) a tout pour séduire un public gauche caviar : respectabilité, une certaine pseudo classe papier glacé, un humour soi disant décalé. On tourne cependant en rond: les situations sont souvent anecdotiques, le jeu de ces dames est tout sauf inoubliable, mais il est de bon ton d'en tisser les louanges, à la cafet' du boulot. Ainsi va la vie.
La série débuta avec un suicide : histoire de dire que si, ici ce sont les thématiques fortes, des histoires d'adultes névrosés qui vont nous ravir semaine après semaine. L'idée était de faire voler en eclat le vernis de la réussite sociale, d'aller gratter sous les apparences pour révéler tout le sordide et l'abject du quotidien de ces 4 greluches desespérées. On touche un peu à tout : des histoires à l'eau de rose qui raménent à la sitcom ( ne manquent que de bons gros rires gras enregistrés ), un peu de glamour ( les 4 actrices ne sont pas des thons non plus... ) et meme des idées politiques y sont remis en cause ( une des 4 ecervelées est républicaine, et sa foi chancelle... ). Mais tout cela est finalement trés convenu, trés stéréotypé, et un minimum d'objectivité nous porte à penser qu'à notre tour, en grattant sous la patine révoltionnaire du discours de l'auteur, on ne trouve que de bonnes grosses ficelles usées dont on est déjà lassès. Finalement cette série est furieusement à la mode pour un motif bien simple : l'obsolète ne s'est jamais porté aussi bien en ces temps superficiels. Chez les Desperate Housewifes, il n'en manque qu'une, pour atteindre le zénit : Ségolène et ses beaux taileurs, trompée par son compagnon et récitant des discours politiques auquels elle ne croit pas elle meme. Tony Parker ( un rapeur d'exception... ) aurait du y penser avant, cette femme est so desperate....

Saison 1 de Desperate Housewifes : triomphe du superficiel...