FLASH FORWARD : La série de cette fin d'année

Publié le par DEVOTIONALL


Vous avez tous eu un magnétoscope ou avez un lecteur de dvd. La touche « Fast forward », vous connaissez donc. Il s’agit de faire un bond en avant, avance rapide, pour passer à une autre scène. ManuX est même devenu champion du monde de la matière avec sa collection de dvd porno, pour zapper les scènes les moins croustillantes. Flash Forward, c’est un peu ça également. Pensez donc, voilà que l’humanité toute entière, du bon vieux macrocosme new-yorkais aux indigènes africains, tombe dans les vapes, comme ça, à l’impromptue. 2 minutes et 17 secondes sans connaissance, avec bien sur durant ce « black-out » une longue série de catastrophes qui en découlent : entre les avions et les voitures sans pilotes, ceux qui choient dans l’escalier, ceux qui se noient en se baignant, la planète est soudain allégée d’un certain nombre d’habitants, et c’est particulièrement bien rendu à l’écran, dans des premières scènes post apocalypse à faire frissonner. Le héros de l’histoire est un flic, Benford, qui poursuivait au moment de l’incident fatal des trafiquants de drogue, en mode course folle en grosses voitures. La grande trouvaille des scénaristes est que durant le laps de temps où l’humanité reste inconsciente, chacun a un flash, un instantané de ce que sera sa vie quelques mois plus tard, précisément le  29 avril 2010. C’est ainsi que Benford réalise qu’il sera chargé de l’enquête, pour découvrir les causes de cette tragédie, et que sa vie en sera fortement menacé par d’étranges individus avec plusieurs étoiles tatouées sur le poignet. La grande réussite, c’est le naturel avec lequel les différents éléments sont introduits dans le récit, sans forcer, tout semble couler de source. L’efficacité du premier épisode est bluffante, et les dernières secondes permettent un des meilleurs cliffhangers de l’histoire des série tv : je ne vous gâche pas la surprise si vous ne l’avez pas vu, mais rien que pour savoir qui sont ceux dont on nous fait comprendre l’existence, je vais regarder l’intégralité de la première saison. Clairement destinée à jouer dans la cour et avec les spectateurs de séries comme « Lost », Flash Forward a tout de même une petite différence de taille : elle semble en plus courte, plus nerveuse, bien plus talentueuse. Et bénéficie d’une interaction enviable sur le net, où fleurissent les sites « en temps réel » où nombre de geeks contaminés laissent les souvenirs de leurs propres visions durant un « black-out » qui n’a jamais existé. Et si les plus fascinants, c’étaient eux ?

Publié dans AU CINE CE SOIR

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