DEPECHE MODE STORY : Martin Gore en solo

Publié le par DEVOTIONALL

MARTIN GORE : Counterfeit & Counterfeit 2

Curieux paradoxe. Quand le principal parolier et compositeur de Depeche Mode, le blondinet Martin Gore, se lance dans un projet solo, c’est pour ne rien composer en son nom propre. Fatigue passagère, crise de fainéantise, ou réel hommage appuyé à certains musiciens qui ont influencé le son Gore, et par conséquence, Depeche Mode ? En 1989, à peine terminée la tournée marathon de 101 concerts, immortalisée sur vidéo après le show du Rose Bowl de Pasadena, Martin propose un Ep de six titres, où il chante d’une voix fluette tout en falsetto de gentilles ballades mélancoliques, le tout produit avec un son assez cheap et sans grands effets particuliers. Emouvante montée dans les aigus quand il reprend les Sparks ( Never turn your back on mother Earth), énigmatique plongée dans une foule informe et presque hostile ( Smile in the crowd des Durutti Column ) ou carrément reprise du folklore américain(Motherless child), Gore ne se casse pas trop la tête et chantonne dans le sens du poil, tout en révélant des goûts éclectiques pas si évident au premier abord.

 

En 2003, rebelotte. Cette fois Martin pousse le plaisir à accoucher d’un vrai album, là encore uniquement de reprises, qui auraient toutes fortement contribué à forger l’univers de Depeche Mode. La production est beaucoup plus léchée, plus lourde, certains titres semblant se couler dans de l’acier trempé et lorgner du coté du rock indu. On trouve même un titre tout en allemand (Das Lied von einsamen Madchen) et une superbe reprise fuyante et déséquilibrée de I cast a Lonesome Shadow. « Stardust », le single, est à coté assez fade, une faible tentative d’exister dans les charts en solo, tout en proclamant que le « rock’n roll is dead ». Le disque contient aussi une émouvante sortie ( « Candy Says » du Velvet Underground ) et l’éthérée et fantomatique « In my other world » qui oscille entre rêverie et cauchemar. A coté de tout cela, on découvre aussi des titres anecdotiques, une inspiration parfois inégale, qui font penser qu’un second Lp, plutôt qu’un premier véritable disque, aurait été plus judicieux.

cover_front-28.jpg image by digitalsmokingrobot       

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