MARIE ANTOINETTE de pacotille (Blazers 71)

Publié le par DEVOTIONALL

Beurk. Caca boudin. Pipi Popo. Voilà quelques unes des exclamations poussées après le visionage de l'insipide Marie antoinette de la fifille à Coppola. Certes, ça ne vole pas très haut dans l'analyse de la critique, objecterez vous, mais pourquoi s'élever plus haut que le discours véritable du film en lui même? Très belle tentative ésthétisante de reconstitution de la vie à la cour de Versailles, ce film est aussi malheureusement un monument à l'ennui et à l'incohérence. Message personnel à Kirsten Dunst : qu'elle largue au plus vite son bouffon de roi pour retrouver son super héros favori, elle y gagnera au change! Ce n'est pas tout ça, mais un peu d'explication ne fera pas de mal :

Il y a beaucoup de choses dans Marie Antoinette, trop de choses en réalité, qui finissent par s'annuler les unes les autres. En voulant retracer la vie de la jeune dauphine et future reine de France de ses quatorze ans jusqu'à sa fuite de Versailles, Sofia Coppola désire autant dépeindre un monde finissant que la trajectoire d'une jeune adolescente qui doit s'adapter puis apprendre à survivre dans ce monde. Ce thème de la jeune fille étrangère qui cherche à s'échapper d'une société régie par des conventions et des protocoles, la cinéaste l'avait déjà abordé dans Lost in translation avec le Japon, et en partie avec la famille dans Virgin suicides. Tout en dessinant derrière les traits de Marie Antoinette le portrait d'une adolescente qui n'a d'appétit que pour la vie et l'amour, d'une insouciance vouée à l'inexorable ; Sofia Coppola signe là probablement sa propre biographie. Merci papa, au passage, et basta avec ses complaintes de gosses de riche qui crache sur la caviar en fantasmant sur le pain noir. Ils n'ont qu'à manger de la brioche!

Si la première sensation que distille Marie Antoinette est l'ennui, c'est parce que le film n'a pas de réel enjeu formel ou esthétique. Sofia Coppola souhaite capter le désœuvrement et l'ivresse, mais elle ne sait jamais comment le filmer, sa caméra hésite, toujours trop intimidée par le faste des décors, des costumes et des pâtisseries. Le projet d'unir l'intime à l'histoire semble trop grand pour elle ou pas assez préparé, comme si le film s'était fait trop vite, dans l'urgence, sans avoir eu le temps d'inventer une boussole qui lui dicterait un style. Cinématographiquement, Marie Antoinette nous envoie des SOS, il paraît presque pressé d'en finir ( et le spectateur aussi ), de filmer à tout prix son scénario tant bien que mal. Le film s'enlise très tôt, dès l'arrivée de la future reine, pour ensuite se répéter sans jamais trouver le bon ton. On aimait les touches atmosphériques grisantes des précédents films de Sofia Coppola, ici la tonalité n'y est pas, le film manque atrocement de musicalité. Pire que tout : une scène de mariage complétement raté avec le Plainsong des cure en bande son : comment une idée aussi absurde a t'elle pu naître dans le cerveau de Sofia? Réponse probable : pour rentabiliser la sortie de la bande originale extraite du film, joyeux fourre tout sans interêt.

Car la musique on l'entend dans Marie Antoinette: Siouxie and the Banshees lors d'un bal costumé, New Order à l'aube après une soirée enivrée, soit une ambiance New Wave qui voudrait lier deux époques en les menant dans la même direction : l'atmosphère insouciante de la fin d'une époque. L'idée était belle et très conforme à une cinéaste qui dessine ses films comme on fait de la haute couture : mode, air de tous les temps, qui se croisent et inventent des possibles à partir de formes qui préexistent. Sauf que ça ne marche pas. Sans musicalité dans la mise en scène, la musique semble plaquée, elle ne crée aucun relief et le procédé vire à la facilité. On finit par être un peu las et triste d'assister à tant d'idées qui n'existent pas, de voir un film qui se détruit par son incapacité à produire quelque chose de communicatif. Pas d'émotions, pas d'enjeu, pas de spectateurs! Finalement, si vous êtes attirés par la new wave, je vous conseille plutôt le come Back avec Hugh Grant, vous rirez de bon coeur au lieu de regarder votre montre toutes les cinq minutes. Ah vous ne l'avez pas encore vu? Rien de bien grave... (5/10)

 
Esthétique, mais chiant
 
Pas de Brandon Roy cette nuit à Chicago : son premier enfant est né à Seattle et donc il a du manquer le match contre les Bulls. Quand à Udoka il a pris un sale coup dans le premier quart et a du sortir. Dans ces conditions rien de bien surprenant que Portland ait sucombé face à plus fort et plus motivé. Toutefois match honorable, loin d'être ridicule. Diang a marqyé 38 points et contribué au succès de Chicago, alors que Aldridge a été le meilleur rouge et noir, avec 20 points et une prestation tonique et convaincante. Allez encore un petit effort, et ce seront les vacances pour tous!
Pas le bon soir. A la prochaine...
 
CHICAGO-PORTLAND   100 - 89
PTS : DENG (Chi)   38
RBS : WALLACE.B (Chi)   16
ASS : HINRICH (Chi)   12
Bilan : 29V   42D
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