Blazers 54 : MAIS QUE FAIT LA POLICE ?

Publié le par DEVOTIONALL

La prochaine fois que vous vous ferez dérober votre sccoter, votre voiture, votre sac à main, vous n'oublierez pas que rien ne sert de paniquer, ni de se décourager : un simple poil, une micro goutte de salive, ou de sang, un cheveu, une crotte de nez, et votre agresseur en sera pour ses frais : le test ADN que ne manquera pas de faire effectuer le diligent policier qui vous recevra pour enregister votre plainte saura vous rendre justice. Car oui la Police a décidé de frapper fort, et de résoudre tous ces petits larcins qui empoisonnent la vie quotidienne des honnêtes gens.

Bien sur, ces quelques lignes ne sont que billevesées et autres flagorneries. Seul le fils du ministre de l'intérieur peut aujourd'hui avoir accès à ces techniques de pointe habituellement reservées au grand banditisme. Certes l'alibi comme quoi Osamma Ben Laden pouvait recruter des hordes de kamikazes sur deux roues pourrait justifier cette procédure exceptionelle, mais qui voudra vraiment y croire? Personnellement, le travail de la police a été beaucoup plus expéditif, quand un sombre abruti a décidé de rendre visite à mon appartement, en mon absence, en décembre dernier : l'agent de l'ordre venu sur les lieux après les faits s'est contenter de... m'expliquer comment faire sauter les verrous intacts pour toucher la prime de l'assurance! Pas de relevés d'empreinte comme dans toutes ces séries américaines qui empestent les ondes hertziennes, pas de techniques d'avant garde, juste trois bon gars derangés au beau milieu de leur belotte, aussi impuissant que je le suis moi même dans ces cas là.

Plus jeune j'avais l'habitude de cracher ( métaphoriquement ) systématiquement sur le travail des forces de l'ordre. Je vivais très mal le fait que mon père me destinait à une carrière de commissaire de police, un peu comme si on m'intronisait de force dans les rangs des collabos alors que tous les amis prenaient le maquis. En fait, les (pseudo) amis n'ont pas pris le maquis, juste la poudre d'escampette : certains sont partis dirctement à l'ombre sans passer par la case départ, les plus intelligents sont devenus des gendarmes zélés, qui savent tout juste compter jusque dix, le necessaire pour aller chercher les packs de biere au Super U et les jambons beurre chez René. Et moi je suis encore là à enseigner les rudiments de l'italien à des cas sociaux qui flirtent avec l'analphabétisme et commettent autant de fautes de goût que d'orthographe dans la conduite de leurs médiocres existences en devenir. A tel point que j'en suis arrivé à envier ces CRS casqués qui matraquèrent l'an passé certains rejetons déviés lors des manifs du CPE, les mêmes que mes collègues rêvent de gifler et qui portent plainte pour le simple motif de s'être fait donner du "grand benêt" devant toute la classe. La police c'est presque fun, donc. Quand le monde entier semble partir en vrille, un peu d'ordre, ça ne fait pas de mal : JP Pernaud vous le répète un treize heures après l'autre, et papy mamy vous racontent peut être à nouveau leurs pittoresques anecdotes du temps béni où le maréchal Pétain fredonnait du Maurice Chevallier sous la douche. Ah oui ça serait fun, si au lieu d'accumuler des milliers de mains courantes et de se terrer dans les petits commissariats des bourgs tranquilles, la police faisait preuve, dans chaque affaire, dans chaque cas, du même zéle qu'elle a mis pour le scooter du petit du petit Nicolas. Aux dernières nouvelles, le malheureux voleur avait prévu de se réfugier quelques heures dans un transformateur EDF pour echapper à ses poursuivants et se faire tout oublier, mais un chef de brigade à la mémoire moins courte que ses collègues est intervenu juste à temps : quand je vous disais que la police d'aujourd'hui connait son métier...

                                          Dernier match des Blazers avant le All Star Game de dimanche soir, la rencontre à Orlando. Et une nouvelle défaite, certes après un match là encore honorable, mais qui démontre bien que cette équipe de Portland, pour cette saison, n'avait en réalité aucune chance sérieuse de jouer les play off. Le prix à payer pour la reconstruction d'une équipe est celui ci. L'habituelle prestation de Zach et Roy a permis de faire bonne figure, mais il n'y pas assez d'alternative qui peuvent sortir du banc pour inverser le cours du match. Tous les regards sont desormais tournés vers les transferts, et le peu de jours qui nous sépare de la date limite, dans l'espoir d'un echange profitable. Même Juan dixon, pourtant la seule gachette de rechange, serait peut être partant. La réponse dans peu de temps...

Howard ecrase tout sur son passage, Blazers compris

ORLANDO - PORTLAND   113 - 91

PTS : RANDOLPH   28

RBS : HOWARD (Orl)   16

ASS : ARROYO (Orl)   7

Bilan : 22V   32D

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Publié dans Blazers

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