Blazers 47 : Le journal des cultures ( Clap your hands, Johanson )
* Apparu en juin 2005, Clap Your Hands Say Yeah s’est fait connaître grâce aux blogs ( Myspace ) et au fameux buzz qui en a dérivé – merci à David Bowie, le VRP du rock. CYHSY, c’est une pop mélancolique ancrée dans le gratin de l’indie rock des années 90, des Pixies à My Bloody Valentine. Une base mélodique prenant ses aises chez Radiohead (période The Bends), de jolis plans de basse, une production étouffée, voire sous-produite (dite "lo-fi") et le tour est joué. Charmant. D’autant qu’on jurerait entendre un clone de David Byrne des Talking Heads… Un zeste de néoromantisme, très tendance ces temps-ci, pimente le tout. Pas surprenant alors qu’on les compare à Arcade Fire. Un premier album éponyme sort il y a presque deux ans, et qui contrairement à la mode des singles "pop corn" (vite écoutés, vite bazardés) trouve sa cohérence dans son intégralité, avec une intro carnavalesque évoquant une foire du début du XIXe, un morceau de bravoure au titre improbable (The Skin Of My Yellow Country Teeth)… ou encore une chanson, In This Home On Ice, dégoulinant de beauté. Pour les amoureux de Mercury Rev et Flaming Lips, la bonne nouvelle est donc que le deuxième opus du groupe est disponible depuis quelques jours. Some Loud Thunder reprend les mêmes ingrédients et recommence de plus belle. Pas de grande innovation ou de changement radical, ce qui ont aimé aimeront, les autres feront la fine bouche. A noter que le dernier morceau, Five easy pieces, est plus complexe et bien ficelé que tous les autres, un beau moment de bravoure. Alors, quoi? Alors rien. CYHSY n'a rien inventé ni rien refondé, juste de la musique sympatoche, sans grande prise de tête ( ni de risque ? 6,5/10 )
Love Song No. 7
Underwater (You and Me)
Ces deux Mp3 issus du nouvel album sont disponibles sur le site officiel du groupe.
* Le dernier opus de Jay Jay Johanson s'intitule "Long Term Physical Effects are not yet Know". L'artiste suédois est de retour dans les bacs depuis le 22 janvier, après deux ans d'absence. Le premier extrait de l'album, "She Doesn't Live Here Anymore", annonce la couleur : le spleen langoureux et aux faux airs dandy va encore frappé. Le Suédois au style décalé est né en 1969 à Trollätten. Après avoir monté son premier groupe à l'âge de dix ans, il a découvert litérralement la musique jazz durant l'adolescence, et a fait partie de diverses compositions. Même si sa musique mêle électro, hip-hop et trip-hop, le jazz reste omniprésent. Ses textes sont intégralement rédigés en anglais. En 2005, il a sorti "Rush", un album qui dévoilait ses influences dance. Mais en ce mois de janvier, Jay Jay revient à ses premiers amours : le crooner electro jazz va encore faire se consumer moult mouchoirs de depressifs qui ecouteront en boucle ce nopuvel opus, seuls dans leurs chambres eclairées à la bougie, en se remémorant les beau jours aux cotés de celle qui les a plaqué, pour un autre trype, un peu plus rigolo. Time will show me, le deuxième morceau de l'album, est vraiment de bonne facture. Jay Jay a beau avoir le même prénom qu'un footballeur has been (Okocha), son come back vaut la peine de s'y arrêter. (7/10)
* Enfin nous comptons rendre un hommage appuyé, un des ces prochains jours, au groupe electro désormais culte, ORBITAL . Cela parce que les projets parallèles des frères Hartnoll vont bientôt voir le jour, dont le nouveau duo Long range, chapeauté par Phill Hartnoll. En attendant ce moment, nous vous reproposons ce jeudi le dernier show live du groupe, avant sa dissolution. Un concert enregistré par la BBC enregistré à Mayda Vale, un festival techno. Ce concert vous attends ICI.
A demain sur la radio pour d'autres nouvelles musicales.
Denver a dans ses rangs deux gachettes de première ordre telles Carmello Anthony et Allen Iverson. Une équipe qui semble taillée pour scorer et battre ses adversaires sans le moindre remord. Mais Portland posède Zach Randolph, l'un des joueurs les plus sous estimés de la NBA, qui ne participera pas au All star game de Las Vegas. La vengeance a été servie cette nuit : une prestation monstre, avec la collaboration active de Brandon Roy et Jarret Jack. Les Nuggets se sont inclinés face à ces Blazers étonnants, qui nous offre dernièrement quelques aperçus de ce que l'équipe sera dans deux trois ans : une des candidates pour aller au titre! Brandon Roy, lui, participera bien au match des rookies durant le week end All star. Memphis a par contre proposé un echange entre Pau Gasol et le ticket Aldridge/Rodriguez. Echange refusé, cela va de soi. Enfin avant le match contre Denver, une minute de silence a été observée suite à la mort de l'ancien manager Stu Inman, l'homme qui drafta entre autres Drexler ou Kersey, et contribua au dernier titre des Blazers, en 1977.

Jarret Jack, specialiste des assists en or
PORTLAND - DENVER 100-91
PTS : ANTHONY (Den) 33
RBS : RANDOLPH 17
ASS : JACK et ROY 8
Bilan : 20V 27D
Vendredi, revanche à Denver.