Blazers 42 : Wikipedia mon amour

Publié le par Devotionall

  Wikipedia, l'encyclopédie en ligne et gratuite, source universelle et providentielle pour nos lycéens et étudiants en manque d'inspiration et maître du copier coller au moment des exposés, est elle fiable ? Tant pis si la question ressemble déjà à un serpent de mer. Le fait est que les dénégations des dirigeants de l'encyclopédie participative ( chacun y vat de son article ) en ligne ont curieusement pour effet de renforcer la suspicion. Et ce ne sont pas les études comparatives avec les mastodontes encylopédiques sur papier qui dissiperont les doutes car le plus souvent, ces études prêtent elles-mêmes à controverse. Passons sur la "faveur" (euphémisme, bien sûr) dont jouit Wikipédia dans le référencement des moteurs de recherche (Google, Yahoo?). Toujours en première page, presque toujours dans le peloton de tête, et l'on sait qu?une majorité de lecteurs ne va pas au-delà. Reconnaissons de bonne foi que le contenu est riche, dense, séduisant et parfois surprenant. Pourtant, il n'est pas antidérapant.

      C’est le principe de Wikipédia qui demeure toujours aussi discutable, cette idée bien dans l’air du temps que, au fond, tout le monde est encyclopédiste puisque tout le monde est déjà journaliste, cinéaste, critique d’art, critique littéraire, critique de cinéma, critique gastronomique, photographe etc. Votre blog favori ne fait pas exception, puisque nous diiséquons quotidiennement et avec bon goût une actualité culturelle dont nous vous savons friands... Voudrait-on nous faire croire que Wikipédia est à l’Universalis ou la Britannica ce que la démocratie d’opinion est à la démocratie représentative que l’on ne s’y prendrait pas autrement. On ne nous a pas encore fait le coup de “l’encyclopédie citoyenne” mais, au train où va la démagogie qui sous-tend cet état d’esprit, ça ne devrait pas tarder. Sur ce site donc, n’importe qui peut intervenir dès lors qu’il se sent expert en quelque chose, qualité qu’il se délivre de sa propre autorité. Sur Wikipédia, les spécialistes ne s’autorisent que d’eux-mêmes. Un comité de “vrais” experts est bien sûr là qui veille “là-haut” (on n’a pas totalement renoncé à la verticalité de la décision) afin d’éviter dommage collatéral. N’empêche qu’il y en a régulièrement. Aux Etats-Unis, un homme public a vu ainsi sa biographie agrémenté d’un long passage à la CIA ce qui l’a fait plutôt réagir. En France même, dans un article consacré à l'affaire Dreyfus, on a vu apparaître en tant que référence principale, dans la rubrique consacrée à la bibliographie, un ouvrage réactionnaire et nationaliste de deux officiers du nom de Frédéric Delebecque et Georges Larpent. Tout le monde ajoute donc son grain de sel, mais au final la soupe que l'on nous sert sera peut être indigeste.

Plus édifiant encore, pour les pauvres enseignants, ces interminables exposés tous identiques, fruits de formidables papier coller imprimés à la hâte, dans l'espoir de pallier par un clic les heures passées aux manettes de la derniere imbecillité delivrée par la PS2 ( ou PS3, ou en sommes nous vraiment ? ) ou devant l'ecran abrutissant d'une television qui s'est vendu à la loi ignominieuse des séries ( ils ne jurent plus que par Prison Break ou Lost, ces ersatz de collégiens... ). Wikipedia est donc l'arme d'information uniformisée massive dont rêvent tous les gouvernements, de tous bords, avec en plus la crédibilité extraordinaire que constitue la participation collective de tout un chacun au projet. Au fait, juste pour rappel, il y a toujours bien caché dans les hautes sphères une instance dirigeante qui valide ou refusent les nouvelles entrées... sur quels critères, voilà le vrai mystère...

                                           Les Blazers, eux, continuent de reservers de bonnes surprises : cette saison ne restera pas dans les annales comme la plus brillante de l'histoire de la franchise de l'Oregon, mais toutefois elle pourrait bien être celle où les prémices d'une nouvelle grande équipe sont apparus. Pour confirmation, le grand match de Brandon Roy contre Milwaukee, 28 pts et 9rbs, et surtout une omniprésence qui permet aux rouge et noirs de contenir de le retour de l'adversaire et de decrocher un succès important. "Quand ils commencé à revenir, il a pris les choses en main et a commencé à scorer, en brisant leur élan. Grâce à lui, quelque chose s'est produit", commente coach Mac Millan. Certes Michael Redd était indisponible pour ce match, raison de plus pour le gagner, surtout à domicile! Quand à Ruben Patterson, pour son retour à Portland, une belle bordée de sifflets l'attendait, ainsi qu'une faute technique et beaucoup de nervosité et de déchet dans le jeu. En somme, il n'a pas changé. Prochaine étape pour les Blazers, dans 48 heures contre Minnesota. A remarquer également les stas très interessantes de l'espagnol Rodriguez ces temps derniers. Outre les nombreuses passes décisives, il est capable de montrer un engagement furieux qui laisse bien augurer pour les prochaines saisons. A tenir à l'oeil...

N'oublions pas non plus l'énième double double de Randolph!

PORTLAND - MILWAUKEE   99 - 95

PTS : BOYKINS (Mil) et ROY   28

RBS : RANDOLPH   12

ASS : BOYKINS (Mil) et RODRIGUEZ   6

Bilan : 17V   25D

   

 

 

 

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