Blazers 40 : Les comics et la science
Les ouvrages de fonds ou travaux analytiques sur le business des super-héros sont relativement rares et souvent un rien condescendants quant à l'objet d'étude. On se moque de l'homme (homo superior, ainsi sont les X-men dans le monde marvel) tout puissant, on se fout de la gueule des héros en collants et on interprète à tout va la manière de castagner en fonction des traumatismes d'enfance ou de la vigueur de l'impérialisme américain. Les bouquins qui mêlent science et super-pouvoirs n'existent carrément pas. En proposant (chez Flammarion) d'analyser la crédibilité scientifique des pouvoirs des héros de comics, les auteurs Gresh et Weinberg ont donc défriché un terrain inconnu ou très peu abordé, même si chaque lecteur s'est sans doute posé rapidement la question essentielle, sur laquelle repose toute fiction : "Ca se peut ?", ou comme dirait Marc Lévy, qui a tout compris dans ce domaine, "Et si c'était vrai?".
Le résultat est à la fois très marrant, instructif et un rien décevant. Les auteurs étudient un à un les pouvoirs des principaux protagonistes de DC et Marvel, se livrant à de savantes analyses de la puissance développée par Superman au début et à la fin de sa carrière. Ils analysent la vitesse de course de Flash, l'homme qui court plus vite que la lumière, en essayant de voir en quoi courir aussi vite peut se concevoir. La vitesse de Flash, qui donne l'un des moments les plus savoureux du livre, est en effet pleine de contradictions scientifiques : Flash échappe aux échauffements de cuisse, échappe aux frottements qui sont la base de tout mouvement. Flash ne se nourrit pas et réussit à produire de l'énergie cinétique, sans alimentation, ce qui est scientifiquement impossible. Surtout, il court plus vite que la lumière, ce qui est inconvevable parce que rien ne va plus vite que la lumière. Mais de toutes façons, ça vous le savez déjà, amis de ce blog. De la même manière, le livre montre que Spiderman pourrait à la rigueur être Super mais n'est pas tellement Spider. En effet, ses pouvoirs affichés ne sont pas ceux de l'araignée des champs. La bague de Green Lantern n'a aucun impact sur les objets jaunes. Comment est-ce possible ? Comment expliquer l'existence des X Men en fonction des thèses évolutionnistes ? Peut-on imaginer que Batman escalade un immeuble sans équipement ? Hulk peut-il être vert ou devrait-il être mort après son exposition aux rayons gamma ?
Il faut mettre au crédit des auteurs l'extrême sérieux avec lequel ils abordent ces questions étranges. Leur livre démontre en substance (et c'est ce qu'on aime moins) que pas mal de ces choses ne se conçoivent pas, que les superhéros ne peuvent pas exister, que leurs créateurs ont habillé leur création d'un "technoblabla" sans grande densité pour justifier la naissance de leurs créatures à une époque où la science bénéficiait d'une aura extraordinaire. C'est le côté démystificateur du livre, qui enlève aux rêveurs le bénéfice du doute. La pédagogie est soignée et on apprend lorsqu'on parle trou noir, vitesse, téléportation, voyage par le fil du téléphone un tas de petites choses qui peuvent faire fureur dans les dîners en ville. Le pensum scientifique est néanmoins assez mainstream et ne risque pas d'émouvoir ceux qui ont fait de la physique jusqu'en terminale, tout en perdant ceux qui n'y connaissent rien. Le livre conviendra donc à la fois aux fans de comics, qui veulent en reprendre une louche (la légende veut qu'ils soient boutonneux, binoclards et férus de science, ça tombe bien ! Alors que Devotionall est avant tout un beau mec sportif et très prisé de la gente féminine ) et à ceux qui n'y connaissent rien pour se divertir et comprendre une culture qu'ils ne partagent pas. Un livre à inscrire sur la liste des cadeaux pour les anniversaires de ces premiers mois de 2007.

Victoire eclatante des Blazers cette nuit qui ont réussi à désintegrer Cleveland, pourtant une des équipes les plus fortes actuellement à l'est, et candidate pour une place en finale au printemps prochain! Une défense acharnée dans le premier quart permet aux rouge et noirs de ne concéder que neuf petits points et de racheter la prestation ridicule d'il y a trois jours. Randolph a retrouvé de son allant, en réalisant le 22° double double de la saison, tandis que le rookie Roy est parvenu à faire de même. Portland est toujours sans Travis Outlaw, qui a manqué son septième match consécutif en raison de douleurs à la hanche, et sans Jack, suite à son accident de voiture de ce week end. " Cette nuit, nous devions suivre Randolph. Il a abattu un sacré travail, en faisant le ménage à l'interieur ( de la raquette, ndr ) et en nous montrant la voie, par son energie, et pas seulement en scorant." dixit Roy. Le suucès contre les Cavaliers est le plus large de la saison à domicile, et démontrer que cette équipe de Portland est capable de faire bien mieux que ce que son modeste bilan laisse augurer. Pendant ce temps, la tourmente continue dans l'Oregon, avec des tempêtes de neige dignes des legendes. Vendredi soir, un test eprouvant, un autre match à Phoenix chez les Suns!

Zach Randolph se rachète avec panache
PORTLAND - CLEVELAND 94 - 76
PTS : RANDOLPH 26
RBS : RANDOLPH 12
ASS : RODRIGUEZ 9
Bilan : 16V 24D