Blazers 38 : Le tigre et la neige

Publié le par Devotionall

Retour sur le film de Roberto Benigni, "Le tigre et la neige", avec nos remerciements à Copeau.

Attilo est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit.

Quand Attilo apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout.

Ce film parle de l'Amour. Comme le dit Roberto :

C'est sans hésitations un film sur l'amour ! Un amour, comme le dit Racine, qui serait une bête féroce qui se colle à ton dos, te dévore et t'emporte avec la violence d'un cheval emballé. Le personnage est guidé par la folie : il aime cette femme et va en Enfer pour elle. Comme Orphée qui cherche Eurydice aux enfers, comme "La Belle au bois dormant", comme dans tous les contes où l'homme doit surmonter toutes sortes d'épreuves pour sauver son aimée.

Evidemment, les points communs avec La Vie est belle sont nombreux, notamment l'état d'esprit, mélange de comédie tragique et de burlesque noir. Du reste, les acteurs principaux sont identiques, à commencer par Nicoletta Braschi, sa compagne dans la vraie vie. Et dans les deux cas, Roberto oppose l'amour, de sa femme et de son fils dans la Vie, de Vittoria ici, à la tragédie de la guerre et de l'inhumanité.

Dans la séquence du check-point, entre Attilio et les soldats américains, la guerre et la poésie se côtoient. Il s'agit de deux univers tellement lointains que personne ne comprend ce qui se passe. La poésie a quelque chose de léger, c'est la grâce même, à l'inverse de la guerre. Oscar Wilde disait que la guerre symbolise une vulgarité qui naît dans le coeur même des hommes. Ici, dans le film, la vulgarité et la grâce se confondent. (...) Dans le film, la langue n'est pas un obstacle. Tout le monde parle symboliquement le même langage. Pour moi, quelqu'un qui entretient un rapport poétique avec le monde peut être compris n'importe où.

Un poil inférieur à son illustre prédécesseur, ce film est pourtant en ce qui me concerne l'une des meilleures surprises de l'année, ou plutôt de la toute fin de l'année, et c'est sans doute, avec Match Point, l'un des deux seuls opus qui me marqueront en 2005. Evidemment, quand il s'agit de cibler la politique mondiale et sa profonde absurdité, le film s'empâte dans une couche superficielle de naïveté. Mais, alors que les critiques pointent cette évidente lacune, elle participe pour moi au ressort général du film, en surdéterminant la poésie du scénario. Le Tigre et la neige est une élégie à l'amour. Et c'est bien suffisant.

Devotionall : Pour notre part, nous partageons globalement ce point de vue. Le talent de Benigni est évident et sa capacité de jongler avec l'humour et la poésie dans les situations les plus scabreuses est louable. Toutefois à force de surjouer le clown absurde et innocent, le fantasque toscan finit par lasser son public, un peu comme ces gros gâteaux sucrés qui nous mettent en appétit mais qu'on n'arrive pas à finir tellement ils sont gras. Nicoletta Braschi, sa femme, est aussi expressive qu'une carpe retiréé de l'étang depuis une demie journée. Mais au final, on rit souvent et le film fait mouche, et de surcroit, a le mérite de faire tiquer une bonne partie de la critique bien pensante, ce qui est en soi une qualité indéniable. ( 6,5/10 )

                                       Retour à la victoire cette nuit, pour les Blazers, contre Sacramento. Rencontre pourtant marquée par l'accident de voiture de Jarret Jack, la matinée du match. Le pire a été évité, mais Jarrett pourrait bien manquer une semaine par précaution. En son absence, c'est Zach Randolph qui domine et amène une 15° victoire pour les Trailblazers. 21 pts pour Dixon qui réapparait après quelques temps de grisaille et de performances moyennes. Deux tirs à tois points particulièrement déterminants de sa part, dans le dernier quart temps, ainsi qu'une grosse présence offensive. Przybilla continue par contre de rencontrer d'énormes difficultés cette saison, lui qui fut l'an dernier, souvent le meilleur homme de l'équipe avec Zach. CErtes, SAcramento est loin d'être la meilleure équipe à l'ouest cette année, mais ce succès relance quelque peu la franchise de Portland, qui retrouve un peu d'optimisme en vue des prochaines confrontations. Dimanche, ce sera Denver.

Retour à la victoire pour les Blazers!

PORTLAND - SACRAMENTO   95 - 87

PTS : RANDOLPH   23

RBS : RANDOLPH   12

ASS : RODRIGUEZ   6

Bilan : 15V   23D

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Publié dans Blazers

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