Blazers 36 : Les bonnes résolutions
La nouvelle année, c'est un peu comme une nouvelle chance. Pour repartir de plus belle, ou pour donner un sérieux coup d'éponge au passé à oublier. C'est l'heure des résolutions!
Quoi de plus beau qu'une bonne résolution ? La bonne résolution donne un cap à suivre, fixe des objectifs grandioses, ouvre des perspectives insoupçonnées. L'homme qui a pris un tel engagement est touché par la grâce ; il a l'oeil brillant, le port décidé, l'allure virile. Bref, il a le sentiment que sa vie médiocre et poussiéreuse va bientôt changer, radicalement, par le biais de cette petite supercherie mentale. Il s'endort du sommeil du juste, ne rêve que des plus grandes choses et contribue par son attitude a améliorer la marche du monde.
Il n'est point utile d'avoir de grandes idées généreuses pour s'adonner à la passion de la bonne résolution. On peut, bien sûr, rêver d'occire son voisin, se mettre à la muscu jour et nuit pour interpréter le role de Clark Kent dans le prochain Superman returns again ou bien encore décider de tenter de battre le record du monde de léchage de timbres poste en 1'30. Ou vouloir défier le champion régional de récitation de poésie du XIX° siècle en rotant ( sponsorisé par Coca Cola ).
Les bonnes résolutions surgissent n'importe quand, sans prévenir ; qu'elles nous tombent dessus au réveil, au cours du repas ou pendant que l'on essaye de travailler sur quelque chose d'important, ce sera toujours à un moment où on aura mieux à faire. Regardons les choses en face : les bonnes résolutions sont culottées.
Mais les bonnes résolutions, de même qu'elle ne germent pas uniquement les lendemains brumeux de réveillons de la Saint Sylvestre, se contentent bien souvent d'objectifs plus modestes et moins périlleux que ceux précédement évoqués. S'inscrire sur les listes électorales, cuisiner autre chose que du congelé, se lever avant midi, téléphoner à untel et écrire à tel autre, nettoyer le four et repasser le linge. Disons le franchement : passer l'aspirateur, voire prendre une douche par jour ( Doofy ferait bien de s'y mettre au lieu de poser pour les dragés fucka sur son blog d'ado puérile ).
Pour tout dire, les bonnes résolutions, ce sont toutes ces choses que l'on projette de faire et que l'on ne fait pas, toutes ces décisions sages et volontaires que l'on prend à longueur de semaine -je fais plus de sport, j'arrête de fumer, je mange des légumes- et que l'on ne respecte jamais, les repoussant toujours pour plus tard pour des motifs toujours différents et toujours ô combien valables...
On se rend finalement compte que le délai que l'on s'était imparti - et avec quelle sévérité !- est écoulé ; l'on se trouve alors des excuses, ce n'est pas si urgent, ce n'est pas vraiment important, rien ne presse et on avait tellement de choses à faire de toute façon...Et un jour, aux portes du Paradis, vous vous verrez rejettez avec la liste de vos résolutions non maintenues sous le bras. Vous aurez vécu en vain, une vie irrésolue. Bande de lâches.
La résolution 2007 de Devotionall : Ne plus perdre de temps avec tout et tous ceux qui me font perdre du temps depuis des lustres. Si vous pensiez que j'étais caustique ou ironique auparavant, 2007 devrait placer la barre très haute. Dans ta face, en gros, ou dans ton cul, si ça en vaut la peine.
Pas de grandes nouvelles résolutions pour les Blazers qui se sont inclinés de quatorze points à San Antonio. Face à un collectif solidaire qui gagne même sans briller, les Blazers ont fait ce qu'ils ont pu, commettant tout de même 19 pertes de balle qui amènent 28 points pour l'adversaire. Randolph est le seul à signer une performance notable avec 28 pts, Aldridge en plante 17. "On ne dirait pas que nous sommes une équipe de basket, nous ne savions pas toujours quoi faire de la balle" commente MacMillan " Toutefois j'apprécie le fait que nous soyons agressifs, et si nous continuons ainsi nous finirons par gagner, naturellement". En attendant le bilan de cette saison commence à plonger dangeureusement vers le rouge, et le déplacement de cette nuit, à Dallas, a de quoi induire au pessimisme. Il y a encore malheureusement certaines rencontres qui restent tabous pour Portland, qui n'a pas encore la maturité et le collectif necessaire pour envisager les play off à l'ouest.

Les Blazers à terre chez Tony Parker
SAN ANTONIO - BLAZERS 98 - 84
PTS : RANDOLPH 28
RBS : DUNCAN (San) et RANDOLPH 9
ASS : UDRIH (San) 7
Bilan : 14V 22D