Blazers 27 :La moustache

Publié le par Devotionall

Le journal des culturés présente:

La Moustache : Enfin un film à poils

Un beau matin, vincent Lindon a une idée des plus saugrenues : il décide de se raser la moustache. Après tout, pourquoi pas. Un tel appendice pileux n'est plus guère de mode que chez les écolos enragés et alter mondialistes, ou les staliniens nostalgiques. On imagine avec quel malice il attend la réaction de surprise de sa femme, dans le film, interprétée par Mathilde Devos. Et là, stupeur, celle ci ne se rend compte de rien, l'ignore complétement, le laisse sur sa faim. Idem pour un couple d'amis chez qui il vont diner, ce qui finit par provoquer une inévitable dispute infantile au retour : Mais pourquoi tu ne commentes pas le fait que je me sois rasé la moustache, heu. Rponse claire et limpide : Mais de quelle moustache parles tu?

Lindon a de quoi bégayer, pour l'occasion! Voila qu'on lui assène le plus tranquillement du monde qu'il n'a jamais eu de moustache, lui qui l'a rasée le matin même! Et tout le monde semble complice de ce petit jeu pervers : collègues, amis, le monde entier se ligue contre l'ancien moustachu, qui se sent ainsi sombrer peu à peu dans la folie. Certes il y a bien des photos prises à Bali qui le montrent tous poils dehors, qu'il retrouve et qui le rassure, mais voila, le lendemain matin, sa femme lui apprend qu'ils ne sont jamais allé à Bali, et que ces photos, bien sur, n'existent pas. Pour le coup, Lindon en perd la boule.

Et il y a pire encore : il ne se rappelle plus que son père est mort, ni même où habitent ses parents. Ce qui l'amène à fuit, a tenter de chasser la folie envahissante par une course eperdue vers l'avant, vers l'inconnu, certains diront le néant. Le voici embarqué sur un vol à destination de Hong Kong, puis perdu au milieu d'une civilisation au sein de laquelle il peut définitivement se perdre, s'annuler dans son identité. Bon soyons honnêtes, c'est là que ça se corse. Si jusque là le film avait été très plaisant et bien mené, la dernière demie heure n'est pas toujours très claire, et il faut beaucoup d'indulgence pour que les pérégrinations de Vincent Lindon puissent être appréciées. En voulant se perdre dans les tréfonds de la campagne hong kongaise, c'est finalement le spectateur qui s'y perd. Et dans le jeu de miroir-vérité, où la folie et l'absurde se mêlent, aucune vérité n'est livrée. Ce qui n'est pas sans rappeller certaines oeuvres de Pirandello, comme Chacun sa vérité, par exemple, mais ici nous avons le soupçon d'une incapacité à la dévoiler, d'un film qui tourne un peu sur lui même et ne sait plus trop par quelle facetie trouver une digne conclusion. Alors Lindon se laisse pousser à nouveau la moustache, et finalement... Nous n'en dirons pas plus pour ceux qui souhaiteraient de procurer le dvd : 1h20 seulement, une oeuvre brève et en grande partie assez intrigante, tirée du roman de Emmanuel Carrère ( également réalisateur ).

Au final, La moustache 2 et 3 sont déjà en chantier. Dans le 2, un artiste peintre autrichien, durant les années 20, décide de se raser la moustache. Le voila plongé dans une synagogue entouré de ses amis rabins, lui qui a toujours été, de sa pilosité vivante, un farouche anti sioniste. Une longue descente aux enfers qui fait froid dans le dos. Dans le troisème volet, J.Bovais, un agriculteur en colère, se rase par défi ses abondants favoris. Le voila en proie au délire quand les employés de son Mac Drive l'accueueillent pour lui fêter son anniversaire avec un Mac sundae géant, et que notre héros ne se rappelle plus rien de sa carrière d'activiste pour la mal bouffe. Edifiant.

Photo La Moustache

La  moustache : 6/10

Cruelle désillusion pour les Blazers cette nuit, qui se sont inclinés d'un tout petit point, après prolongation, contre Toronto. C'est Andrea Bargnani qui assassine Portland avec un ultime shoot contre lequel les rêves d'une sixième victoire consécutive. Zach Randolph, juste derrière, rate le tir qui pouvait encore inverser la situation, mais juste après la siréne. Roy a réussi une performance très encourageante, rappelant au passage tout le potentiel de ce rookie à surveiller de très près : un double double remarqué, même si à sa décharge, un lancer franc décisif raté dans les utimes secondes. "Nous avons beaucoup d'opportunités pour gagner ce match, mais nous n'avons pas su executer les bons gestes" le comentaire laconique de coach Mac Millan. Une belle deception, cat tout laisser croire, au cours de ce match, que les Blazers allaient decrocher cette fameuse 6° victoire. Le prix de l'inexpérience?

Deception cette nuit!

PORTLAND - TORONTO   100 - 101 ( AOT )

PTS : FORD.T (Tor)   23

RBS : MAGLOIRE   15

ASS : FORD.T (Tor)   10

Bilan : 12V   15D

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Publié dans Blazers

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E
moi aussi j'ai vu la moustache et comme toi le début du film est bon mais à partir de la fuite du personnage ça devient un peu confus. J'en suis encore à me demander ce qu'Emmanuel Carrère a bien voulu montrer... Dans le même esprit, je conseille aussi le roma de romand d'Emmanuel Carrère "l'Adversaire" (adapté au cinéma par Nicole Garcia). Très bon livre que j'étudie avec mes élèves, qui soit dit en passant sont passionnés par cet histoire d'un homme qui tue toute sa famille, je crois que c'est un livre qui leur parle.Pour finir sur Emmanuel Carrère on pourra aussi s'intéresser à "la classe de neige", un autre de ses bons romans (d'après la critique car j'ai l'honnéteté de dire que je ne l'ai pas encore lu), voilà un des bons écrivains français. Ecriture simple pour histoire complexe, ça fait mouche à tous les coups.
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