Blazers 22 : Des noirs en équipe de France !

Publié le par Devotionall

Avant toute chose, soyons bien sur que vous connaissiez George Frêche. Ce socialiste ( Fabius et Royal le sont bien eux aussi, pourquoi pas lui ? ) regne sans partage sur la région Languedoc Roussillon depuis bien (trop) longtemps : au gré de son humeur souvent belliqueuse, le roitelet montepellierain fait et défait le microcosme politique local, place ses hommes et infiltre tous les milieux politiques locaux selon la bonne vieille règle du nepotisme mafieux. Tout cela pourrait finalement être (presque) pardonnable ( après tout, qu'ont fait ou font encore Michel Noir, Estrosi,et tant d'autres... ) si le sieur Frêche n'était pas, de surcroit, d'une inintelligence crade et doté des pires préjugés et d'une vision parfois discutable et dangereuse de l'Etat.

Frêche est aussi un analyste sportif émérite : il est donc normal qu'il prenne la parole au lendemain d'un match de l'équipe de France de football pour stygmatiser que selon lui, il y a quand même beaucoup trop de blacks pour une équipe de France. C'est l'évidence, pensent la plupart des habitués des cafés des sports de la campagne profonde, du Pas de Calais au Cantal, c'est aberrant et scandaleux, pensent les autres, ceux qui mantiennent un taux d'alcoolemie raisonable dans la sang. L'équipe en question est en effet, à ce jour, composée à 75% de joueurs originaires des antilles, des Dom Tom, de l'Afrique, ou d'autres contrées exotiques ( desquelles nous enleverons l'Armenie, Dhorasoo étant devenu metteur en scène, après une carrière dispensable, balle au pied. ). Surprenant dans un pays où d'ordinaire, les même populations ne sont pas amenées à reprensenter leur pays d'accueil ou de naissance, mais plutôt à s'occuper des taches ingrates, et à s'entasser dans les ceintures de béton des grandes villes tentaculaires.

Car c'est là que la bas blesse : ce n'est pas tant que la France soit représentée par ce type de population qui choque Frêche, c'est de les voir réussir, en lieu et place des gaulois classiques. ( les quartiers de Montpellier sont peuplés par qui, selon vous? La Paillade, c'est le maghreb et l'Afrique noire à trois heures de tgv de Paris, c'est aussi un beau ghetto à trente étages sagement confiné à la sortie de la ville ) Les habitants des zones qui votent, l'electorat du centre ville, a la possibilité et l'exigence de vivre sans fréquenter ces français qui ne le seraient pas; mais quand ils allument leur bon vieux televiseur, après une orgie réactionnaire au journal de 13 heures, c'est une horde de barbares colorés qui sourit à leurs yeux incrédules, au rythme de la Marseillaise. La France ne s'y retrouve plus, ses fils honteux, ou tout du moins, ceux nés d'un raport non désiré, sont là avec le coq sur la poitrine, prêt à en découdre au nom de la patrie, s'insurgent Frêche et sa clique canaille. La culpabilité les rend fous, ils virent au vert ( de gris ) et se répandent en imbecillités dans la presse.

Les déclarations de Frêche ne se résument qu'à ceci : en dépit de tous nos efforts, de toutes nos craintes, nous n'avons pas réussi à isoler et contenir les immigrés et fils d'immigrés dans la réthorique : "sous français", à ghettoïser, tu seras délinquant ou Rmiste, mon fils. Le monde du sport, qui requiert des capacités physiques et une rage d'y arriver qui tend à se dévelloper plus rapidement dans ces quartiers et ces pays où l'alternative pour réussir, parfois, n'existe même pas; ce monde donc, puise à pleines mains dans ce vivier pour enrichir son potentiel; au point de decrocher des titres ( mondial 98, euro 2000 ) impensable hier ( et le seul qui hier a su donné une touche de gloire à la France est Michel Platini, fils d'Aldo Platini, immigré italien ). Frêche tremble car il est rattrapé par son oeuvre, celle d'une France à deux vitesses, orchestrée et savamment maintenue dans cet état par tous les clivages politiques, unis pour le pire et l'encore pire, depuis des decennies, et qui se rebelle toujours d'une façon ou d'une autre. Alors qu'elle se rebelle avec succès, ça en est trop!

Au passage, rappellons cette petite chose : Frêche est socialiste, et aucun grand tenor du PS ne s'est officiellement insurgé contre ses propos. Segolene reine de France, prompte à fustiger l'Iran et ses ennemis au moindre faux pas, a maintenu un etrange et éloquent silence. Certaines choses sont toujours bonnes à savoir avant d'aller voter, dans quelques mois, lors de ce simulacre d'election par défaut qui nous attend. Vos réactions sont toujours les bienvenus, bonne journée.

Coté Blazers, petit voyage au Canada, pour jouer les Raptors de Toronto, et sans Randolph suspendu un match par la direction des rouge et noirs, suite à son doigt d'honneur de l'autre soir. Tout le monde craignait le pire, à tort : l'équipe s'est ressoudée autour des rescapés, et a fournie une performance défensive bien meilleure que d'autres nuits, même s'il faut admettre que l'adversaire du soir n'avait rien d'un foudre de guerre, et que la pression canadienne en fin de match a provoqué quelques sueurs froides dans l'Oregon. De plus, une vingtaine de ballons perdus, dans un match comme celui ci, reste une stat inacceptable. Jarret Jack a réussi un très bon match offensif ( 22pts et 8ass ) et Magloire a tenu bon derrière, et bien ramassé devant : 10 rebonds. Une victoire précieuse, qui va rendre un peu de moral à une formation qui en a bien besoin par ces temps de disette. Reste la grande question : Et si Randolph finissait par fagociter le reste des Blazers, qui se sentent libérés en son absence? On exagère?

22 pts pour Webster, qui profite de l'absence de Randolph

TORONTO - PORTLAND   83 - 93

PTS : PETERSON (Tor)   23

RBS : MAGLOIRE   10

ASS : JACK   9

Bilan   8V   14D

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Publié dans Blazers

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