Wonder Woman : Comment pervertir vos enfants par la bande dessinée

Publié le par Devotionall

Le journal des culturés présente :

Wonder Woman : Ligotera bien qui ligotera le dernier!

Dans le monde machiste et bodybuildé des super héros, y a t'il une place pour une super héroïne? La réponse est oui, bien évidemment, et même pour une femme merveilleuse, Wonder Woman, la parfaite incarnation de la force et de la grâce, unies pour le meilleur seulement.

Wonder Woman est née au début des années 40, de l'esprit fertile de William Moulton Marston. Fertile, car le dénommé Marston est aussi et entre autres l'inventeur du test de pression sanguine systolique, mieux connu sous le nom de detecteur de mensonge. Selon Marston, "Même les filles ne voudront pas être des filles tant que nos archétypes féminins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas être des filles, elles ne veulent pas être tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualités des femmes ont été méprisées à cause de leur faiblesse. Le remède logique est de créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l'allure d'une femme bonne et belle. "

 

Marston s'attelle à la tache, et bien vite le personnage de Wonder Woman prend forme, et obtient son propre comic book, en pleine seconde guerre mondiale. Armée de ses bracelets à l'épreuve des balles, de son lasso magique, et forte de son entraînement d'amazone, Wonder Woman est l'archétype de la femme parfaite dans l'esprit de Marston. Elle est belle, intelligente, forte, mais a néanmoins un côté doux. À cette époque, ses pouvoirs provenaient de sa « concentration d'amazone », et non d'un cadeau des dieux, ce qui deviendre la version officielle dans les années 60, où la série basculera dans la mythologie grecque à la sauce super héroïque, revue et corrigée. Dès les premières couvertures, Wonder Woman apparait ligotée ou ligotant des hommes, et surtout des femmes, comme dans le célèbre numero 3 de la série où elle capture des femmes, les habille de fourrures puis les chasse dans la forêt, et finalement les les attache et les expose sur un plateau. Une belle série de sous entendus érotiques, de scènes équivoques, un bon divertissement pour Marston qui met ainsi en scène ses propres fantasmes, lus par des milliers d'adolescents!

En 1954, le docteur Wertham lance sa crosade pour la sauvegarde de la morale : sa cible préférée sont les comics et leur lot de situations décadentes. Pour Wonder Woman, une amazone en corset moulant qui capture les hommes au lasso, le glas a sonné.Le coté féministe du personnage est mis de coté, et la série vivote en attendant des jours meilleurs. Dans les années 70, Wonder Woman retrouve le devant de la scène : la censure est plus lâche, et le coté mythologique séduit beaucoup de nouveaux lecteurs. Wonder Woman est même admise à faire partie de la Ligue de Justice, le grand rendez vous des superhéros DC, avec cependant une longue série de douze épreuves imposées par ses collègues masculins, machisme oblige. Durant le grand "Crisis on infinite earth", saga qui remodella en profondeur l'univers DC, Wonder Woman trouva une mort bien brève, avant de renaître de ses cendres sous les pinceaux de George Perez, et de traverser une belle phase de popularité. Wonder Woman c'est aussi une serie TV très kitsch avec Linda Carter, qui fit couler beaucoup d'encre et éveilla nombre d'ados à travers le monde au choses de l'erotisme et du bondage!

Wonder Woman, icone de la féminité liberée de l'homme et revendiquant ses droits et sa place par la force, et aussi paradoxalement la plus grande machine à fantasme libérée par le mâle américain des comics, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Qui a dit que les hommes n'aimaient pas se faire ligoter et fouetter par une amazone à forte poitrine, en corset, bottes et petite culotte? Les comics, ça éveille à la vie!

Wonder Woman sous les traits de Linda Carter : mais comment la censure américaine, aussi pudibonde, a t'elle pu laisser diffuser ça, et pervertir ainsi des millions d'enfants innocents?

Wonder Woman apprend à vos enfants les rudiements du bondage ( sado masochisme pour les non initiés )

Wonder Woman, version années 2000 : chaud devant ( et derrière ! )

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Publié dans Journal des culturés

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Commenter cet article
C
    Ca m'arrive aussi d'être exaspérée par les bébés qui m'entourent, mais quand je confie mes inquiétudes et mon malaise, on me répond: "Ah, si c'était le tien, tu aurais beaucoup plus de patience!!". Les parents ont tellement de patience que je les vois à la Fnac céder devant leur gamin qui trépigne devant trois minutes pour qu'on lui achète le dernier Disney en DVD. "Bon, d'accord, mais tu travailleras bien à l'école, hein?". Sans commentaire.<br />     VIve les enfants quand même, et n'oublions pas que nous aussi nous avons eu des envies de destruction inadmissibles il y a vingt-cinq ou trente ans...
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D
Il est quand même fort probable que nous avions un coté consumeriste moins exaspérant, et des parents un peu plus raisonnables...