Blazers 14 : Front 242 et la techno paramilitaire
Si vous vous interressez un tant soit peu à la musique electronique, vous avez probablement déjà entendu parler du groupe Front 242. Mais qui se cache vraiment derrière ce nom barbare et belliqueux? Un goupe d'exaltés au bras tendu qui fait de la musique que vous n'entendrez jamais dans les soirées Bobos ou chez les fans de M Pokora? On y est presque...
Front 242 est né au début des 80's en Belgique, sous l'impulsion de Daniel Bressanutti et Dirk Bergen ; c'est fou les trucs tordus que peut nous envoyer la Belgique. Au départ le groupe s'apelle Prothèse, ce qui fait déjà sourire, mais bien vite il acquiert son réel patronyme, Front 242. Jean-Luc De Meyer et Patrick Codenys se joignent au duo, et voici donc formé un groupe qui va devenir le chef de file de la electro body music, c'est à dire de la techno minimaliste et radicale, le tout saupoudré d'un look paramilitaire fort engageant. En 1987 le succès devient enorme avec l'album Front by Front et toute une série de remixes fort appréciés, qui débouchent sur une première partie de Depeche Mode, groupe vénéré par les belges electros. On retrouve Front 242 star en Allemagne ( comme c'est etrange ) et en tournée aux States, ainsi qu'en couverture du Melody Maker, exploit glorieux pour des belges. Après un virage techno affolée et compulsive dans les années 90, les conflits internes au groupe provoquent une première séparation en 1994, avant une renaissance trois ans plus tard. Le succès reste immense auprès des fans de première heure, le groupe a su conservé un noyau dur de trentennaires prêts à les soutenir sans faille. Front 242 est aussi passé par le festival du devenir de Saint Quentin, un vendredi soir d'il y a quelques années, justement l'année de ma rapide collaboration avec ce grand moment culturel. On y a vu, pour ceux qui le connaissent, La Loque torché par moult bierres braillant qu'il fallait instaurer le IV° Reich. Embarassant.
De Front 242, Wikipedia dit : Par ses prises de position souvent abruptes et radicales, par sa musique atypique et anti-consensuelle, Front 242 n'a jamais fait l'unanimité, et certainement pas dans son propre pays. Une façon soft de dire que le groupe a longtemps eu des accointances peu recommendables, et des envies non réprimées d'hégémonie militaires. Toutefois, bien plus pour des raisons commerciales et d'image que par réel conviction. La musique de Front 242, purgée de toute influence fachisante, reste assez interessante et mérite d'être approfondie, pour ce qui est de la période pré 1987, surtout. Les récentes productions, dont le live de l'an dernier sous forme de DVd, sont assez pitoyables et exempt de tout interêt. Front 242 s'accroche, car les impôts sont élevés, même chez les belges, et qu'il reste beaucoup de fans purs et durs, et des exaltés extrêmistes, pour les soutenir.
Cette nuit également, lourde défaite des Blazers à Sacramento : Rien à ajouter tant la prestation défensive de l'équipe a été décevante, et le manque flagrant de jeu a semblé décourageant. Le type de match qui nous rapelle de sombres souvenirs, et qui fait qu'on desespère de revoir au plus vite une équipe capable de finir dans les play-off. Pas grand chose à sauver hormi les 24 pts de Randolph et la prestation correcte de Udoka. Le reste ne mérite même pas qu'on s'y attarde, à oublier au plus vite pour repartir sur de meilleures bases, dès cette nuit au Rose Garden.
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Le mieux sera d'oubler ce match au plus vite...
SACRAMENTO - PORTLAND 105 - 85
PTS : MARTIN.K (Sac) 27
RBS : THOMAS.K (Sac) 9
ASS : SALMONS (Sac) 5
Bilan 6V 8D
