Ignoble
MERCREDI 25 MAI 2005 15H45
Je suis resté plus d'une heure à écouter les épanchements de ma principale, à supporter ses frustrations de vieille fille acariâtre, à essuyer sa méchanceté insidieuse, son humanité crasseuse.
Plus d'une fois une violente envie de lui envoyer mon poing à la gueule m'a contraint à de violents efforts pour me contenir. Une sensation de lourdeur dans l'estomac, une nausée naissante, ont fini par me gagner; je me suis senti comme presque contaminé par les effluves de son insignifiance.
Et puis mon regard s'est abaissé, et tout ce sentiment s'est d'un coup envolé.
Je voyais, engoncés de force, ses deux pieds, petits, presque minuscules, deux terminaux privés de chevilles, au bout de deux jambes hypertrophiées, épaisses comme des troncs d'arbres, portant chacune une bonne vingtaine de chilos de graisse et de cholestérol varicée.
Les replis de la chair putride sortaient de par et d'autres des souliers usés, un spectacle aussi fascinant que repoussant. Alors, je compris que tout ce que je pouvais accorder encore à cette personne ( encore que je ne la voyais déjà plus comme personne, à ce moment, mais comme un simple amas de matière organique fétide et flétrie ) était ma pitié. Et c'est encore beaucoup trop que tout ce qu'elle serait en droit de s'attendre de moi, croyez moi.
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Ce soir, je vous invite tous à ne faire qu'un, mentalement, avec le grand MILAN AC. Nous jouons la possibilitè de retourner sur le toit de l'Europe, seul une équipe d'alcooliques de Liverpool nous en empêche. Forza Milan!