NEUILLY SA MERE !
Contraint forcé de quitter sa cité chalonnaise ( oui, il y a des cités à Chalons…) le jeune héros du film, un Samy Seghir gentillet mais un peu trop lisse pour être totalement crédible, débarque à contre cœur dans la banlieue chic de Neuilly. C’est que la sœur de sa mère habite le fief de Sarkozy, et c’est elle qui va l’héberger pour la fin de l’année scolaire. Bonne idée, car tous les bons moments du film dépendent grandement de la chimie qui existe entre les différents membres de cette nouvelle famille de substitution, une galerie de portrait réjouissante. Rachida Brakny et Denis Podalydès sont les parents, finalement bien plus ouverts et progressistes que ce que nous pouvions supposer, mais avec, dans le cas du pensionnaire de l’académie française ( je ne plaisante pas, c’est rappelé à chaque fois, dans les crédits, en début et fin de tous ses films…) des relents faisandés d’une éducation strictement bourgeoise. Le fils est génial, tête à claques, imbuvable, désopilant. Jérémy Denisty campe probablement la parodie la plus réussie et caustique de Nicolas Sarkozy qu’il ait été donné de voir ces dernières années. Dès la première scène, il affirme son désir de devenir président de la République, en sueur, après un jogging en tenue « NYPD », et ce ne sera que l’incipit d’une succession réussie d’allusions subtiles ou pas.
Bon, ce NEUILLY SA MERE n’est finalement pas non plus un chef d’œuvre. Il est marqué par les stéréotypes, aussi bien pour ce qui est des jeunes des cités ( le langage et l’attitude est assez forcée, on est loin de la qualité affichée par les héros de Sattouf, qui sait lui faire parler à merveille les ados ) que par le microcosme de Neuilly. La dernière partie du film, avec la romance un peu mièvre du petit Sammy et de sa promise bourgeoise, est un peu lourdingue et ralentit un rythme jusque là maintenu avec brio. Mais ça n’est pas l’essentiel, qui est la remarque suivante : bien qu’on en voit vite les défauts ( personnages trop caricaturaux, réalisation parfois défectueuse ) on ne peut faire autrement que de trouver ce long métrage sympathique, de rire et de quitter la salle en se disant qu’on vient de passer une agréable heure et demie, ce qui quand même une des missions principales du cinéma d’humour, ou pas ? Grosse tare cependant, observée ce mardi à la séance de 16h30 : le public du film, en bonne partie composée des mêmes caricatures observées sur l’écran ( des « djeuns » de la « téci » qui confondent cinéma et soirée barbecue, et étalent un manque flagrant de savoir vivre, qui n’arrangera pas le regard des adultes, et des racistes. Portable allumé, conversations très prosaïques à voix haute pendant le film, les pieds sur le siège de devant, plusieurs crétins qui s’interpellent à vois haute … Ils ont ces problèmes, à Neuilly ? (7/10)
Bon, ce NEUILLY SA MERE n’est finalement pas non plus un chef d’œuvre. Il est marqué par les stéréotypes, aussi bien pour ce qui est des jeunes des cités ( le langage et l’attitude est assez forcée, on est loin de la qualité affichée par les héros de Sattouf, qui sait lui faire parler à merveille les ados ) que par le microcosme de Neuilly. La dernière partie du film, avec la romance un peu mièvre du petit Sammy et de sa promise bourgeoise, est un peu lourdingue et ralentit un rythme jusque là maintenu avec brio. Mais ça n’est pas l’essentiel, qui est la remarque suivante : bien qu’on en voit vite les défauts ( personnages trop caricaturaux, réalisation parfois défectueuse ) on ne peut faire autrement que de trouver ce long métrage sympathique, de rire et de quitter la salle en se disant qu’on vient de passer une agréable heure et demie, ce qui quand même une des missions principales du cinéma d’humour, ou pas ? Grosse tare cependant, observée ce mardi à la séance de 16h30 : le public du film, en bonne partie composée des mêmes caricatures observées sur l’écran ( des « djeuns » de la « téci » qui confondent cinéma et soirée barbecue, et étalent un manque flagrant de savoir vivre, qui n’arrangera pas le regard des adultes, et des racistes. Portable allumé, conversations très prosaïques à voix haute pendant le film, les pieds sur le siège de devant, plusieurs crétins qui s’interpellent à vois haute … Ils ont ces problèmes, à Neuilly ? (7/10)
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