Mémoire courte
N'en déplaise à beaucoup d'éducateurs "modernes" qui au prix de cette idole éphèmère, la modernité justement, ont sacrifiè l'apprentissage par la mémoire et la transmission de patrimoines communs à chaque matière du savoir... cette génération est juste un fétus mort né.
Autrefois vous appreniez que "Mais oùestdoncornicar" n'était pas le nom d'un Godzilla de légende mais bien la liste des conjonctions de coordination. Ennuyeux mais efficace.
Autrefois vous conaissiez par coeur bon nombre de poèsies du patrimoine litéraire français, ou des maitres corbeaux, sur un arbre perché, cotoyait les vives de Prévert et le spleen de Baudelaire. D'ailleurs, celles ci, cher lecteur, tu ne les as pas oublié.
Autrefois les verbes irréguliers anglais et italiens, tu les apprenait par coeur, liste fastidieuse et embarassante, mais tu les connaissait sur le bout des doigts, Drink drank drunk et à ta santé.
Aujourd'hui, cette génération de pleutres et d'amibes gavées au coca cola, ces couillons acnéïques dont la récente révolution a été sponsorisée par Google et Mac Donald, n'utlise plus cette mémoire qu'elle a déjà défaillante. Ou en de rares moments, echos pathétiques de ce qui aurait du être.
C'est ainsi que quotidiennement des hordes d'adolescents séniles entonnent à tue tête dans les cours de récré des collèges et lycées : 118 218, cent dix huiiit deux cents dix huiiit.
Bande de petits cons.
A tous les lecteurs : pardon pour les coquilles et autres fautes d'orthographe dues à l'urgence dans laquelle ces lignes sont ecrites : dur de taper sur un clavier avec la polyo.