Le vélo
Vive le vélo, sur Antenne 2.
Lorsque j'étais petit ( car oui, j'ai été petit ), j'ai du subir une série de tortures raffinées, uinventées par mon paternel : assister à des courses obscures de cyclistes non moins obscurs, supporter des heures d'attente en plein soleil, sans boire ( il s'était inspiré des tortionnaires vietnamiens, j'ai lu ça dans le Punisher ), pour voir passer en un eclair un nuage de sauterelles en maillots multicolors.
Après ça, vous pouvez imaginez ma réaction face au cyclisme! Et bien, vous avez tout faux, même pas! Le vélo m'amuse, en plus. Voir passer des drogués aux mollets atrophiés, la caravane qui distribue ses haribos et ses bobs en coton, le speaker qui déroule ses pubs pour la bierre locale, tout cela a quand même un coté tellement beauf mais amusant que je continue d'aller voir les arrivées et de suivre les résultats.
Morale : dimanche dernier j'ai trainé Anna sur la promenade des anglais, pour un après midi au soleil, avec le final de Paris Nice. Et ce samedi, j'étais sur un balcon, à deux mètres au dessus de la ligne d'arrivée de Milan-San Remo ( merci les relations, Devotionall est une star ne l'oublions pas ) pour assister au triomphe de Pozzato.
En fait, le vélo, si on y va avec dans l'esprit de passer un petit moment de détente , d'aller visiter les lieux de l'arrivée, et de ne pas se prendre la tête, ça peut être un bon divertissement. Dommage que mes parents, ça, ils ne l'ont pas compris.
Specialc dédicace pour conclure : Salut à toi, Laffilée, et toi aussi, Eric Boutier, et même toi, Saelen de l'UC Champenoise, héros de mythiques batailles sur les routes ignorées de l'Aisne et de Navarre. 10, 20, 2000 et mille, glong glong glong, dernier tour!
Milan San Remo, petit coup d'oeil sur la ligne d'arrivée, samedi dernier
Filippo Pozzato a à ses trousses une horde de drogués sur des bicyclettes : va t'il s'en sortir?