SEX AND THE CITY
SEX AND THE CITY, rien que le nom est tout un programme. Pour ne rien vous cacher, on pourrait finalement assez aisément se passer de la City, pourvu qu’il nous reste le sex. Voilà que quatre ans après l’arrêt d’une des séries les plus surévaluées de l’histoire de la télé, débarque sur les grands écrans le film, dont franchement, personne ne ressentait réellement le besoin. Les quatre pouffiasses sont donc de retour, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, quatre caricatures de « working girl » aux prises avec la terrible vie moderne à New York, et confrontées à des problèmes existentiels que Bergson ou Kant n’auraient pas renié, tels faire du shopping ou choisir les bons escarpins. Dans le film, de nouveaux sujets préoccupent nos quatre grues : la maternité, la stabilité du couple et de la vie à deux, bref c’est innovant, passionnant, moderne, absolument inédit. Bien sur pour allécher la public ( féminin de préférence, mais nos amis gays devraient adorer ) on y parlera entre autres de sujets tabous comme les ragnagnas, épilation, botox, et coucheries variées. Car des filles qui parlent de cul, voilà qui fait cool et branché, les femmes sont libérées en 2008 pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris. La grande question est : comment une série aussi vide à t’elle pu virer à la série culte, et devenir l’objet filmique sorti cette semaine ? Il faut croire que même si mesdames sont au travail et vivent comme des hommes, il reste toujours et encore un sérieux bataillon de ménagères au foyer pour plébisciter de telles navets, à moins que ce ne soit ces petites employées chichement payées et malmenées au bureau, qui fantasment secrètement sur ces existences creuses et vaines de quatre greluches, qui entre Prada et Gucci, ne savent décidément pas choisir. Aucune note se sera donné à une telle engeance, juste un avertissement à ceux ( celles ça ne comptent pas… soyons donc misogynes jusqu’au bout ) qui envisagent la vision de ce film : assurez vous de ne pas vous êtes trompés de site, ne cherchiez vous pas plutôt le site de « Biba » ou « Au féminin » ?

Quatre greluches perdues dans New York.
Si encore elles faisaient dans le porno...