CARS ( de J.Lassiter )
Je n’ai même pas de permis de conduire. Ce qui dans une logique toute moderne et productrice, équivaut à être un sous-homme. Comment peut-on ne pas s’intéresser aux vrombissements d’un moteur, à la brillance d’une carrosserie, à l’assurance hors de prix et ses bonus/malus et le prix de l’essence qui grimpe jour après jour ? En fait, la réponse est simple : je m’en contre fiche totalement, et je n’ai pas l’intention de changer cet état des choses. Cela dit j’ai fait un bel effort ; j’ai regardé le film ( dessin animé ) de la Pixar, CARS, qui met en scène les aventures d’une voiture de course tout ce qu’il y a de plus humain. J’aime beaucoup les productions de la Pixar, d’ailleurs je vous parlerai d’autres visionnages prochainement, mais je n’avais encore jamais vu celle-ci avant de mater le DVD. Outre un rendu et des graphismes irréprochables ( les premières scènes sur la piste avec les voitures/spectatrices sont sublimes ), c’est encore une fois cette façon de toucher et d’émouvoir, avec plein de bons sentiments et un scénario malin, mais sans devenir indigeste comme certains vieux Disney, qui fait la différence.
Flash Mac Queen est la dernière petite merveille de la Piston Cup, la principale compétition automobile américaine. Il est beau, fort, rapide, mais aussi frimeur et arrogant. Durant le voyage qui doit le mener jusqu’à la piste de compétition pour la grande finale, il traverse une série de mésaventures qui finissent par faire de lui une sorte de prisonnier dans une vieille ville perdue en marge de la Route 66, dans la cambrouse américaine. Contraint aux travaux forcés, et au contact de personnes ( enfin voitures…) simples et attachées à des valeurs plus réalistes que les siennes, Flash va finalement porter un nouveau regard sur la vie, changer ses priorités, et même trouver l’amour. 7 ans après sa dernière apparition avec Toy Story 2, John Lasseter reprend en main la réalisation d’un long métrage animé, et insuffle dans ces petites voitures et leurs existences paisibles une touche émotionnelle forte, et réussit à les caractériser avec le génie et le talent des très grands. La transposition des tares et des valeurs de notre monde d’humains jamais satisfaits, dans ces machines et ces moteurs tantôt rugissants tantôt ronronnant, est presque parfaite, et on se prend très rapidement au jeu, à considérer ces voitures comme des personnages à part entière. Les voitures sont anthropomorphes à l’extrême, les détails sont exécutés avec brio, jusqu’aux mouches-voitures que l’on aperçoit dans le film. Beaucoup d’humour aussi dans CARS, qui n’a qu’un seul défaut, celui d’avoir une trame cousue de fil blanc, et de ne jamais surprendre dans l’évolution de l’action. Ce qui n’empêche pas ce joli dessin animé de véhiculer de beaux et bons sentiments de manière intelligente, et de vous faire passer un très agréable moment sans jamais ennuyer. Cela dit, je ne passerai pas mon permis pour autant ! (7,5/10)

Flash Mc Queen roi de l'asphalte!