SEBASTIEN TELLIER "Sexuality"

Publié le par DEVOTIONALL

 

Chaque année le concours Eurovision de la chanson est un moment incontournable pour tous les amateurs de mauvais goût. D’artistes improbables en performances à la limite de l’absurde, il y a souvent de quoi rire, ou bien pleurer. En France on aime se gausser mais on commence aussi à trouver le temps long depuis le dernier succès dans la compétition. A quand la prochaine pluie de « twelve points » et le cocorico final ? Pour la prochaine mouture, les chances nationales seront confiées à Sébastien Tellier, un grand gaillard rompu aux joies de l’electro, un des princes du genre, un Bobo affublé d’une barbe de clochard, qui aura l’occasion, à défaut de gagner, de promouvoir de la sorte son nouvel album sobrement intitulé « Sexuality ». Le titre n’est pas innocent, Sébastien se la jouant désormais « porno trash » avec une musique synthétique et lascive qui va faire monter de plusieurs degrés la température corporelle des jurés de l’Eurovision. On dit le sieur Tellier intellectuel, et plus préoccupé par le discours sur le sexe que celui-ci en lui-même, et de fait on sent dans ses compositions des réminiscences adolescentes, de la timidité mal évacuée qui finit par donner des titres comme Elle ou encore L’amour et la violence. Guy-Manuel Homem Christo produit ce disque, mais est loin d’en rajouter des couches à la Daft Punk, ce qui fait de l’ensemble un agréable moyen d’attendre et atteindre l’été en essayant ses slips de bain,et en se matant dans une glace panoramique. On objectera que la musique en elle-même, la rythmique, ne casse pas deux pattes à un canard et fait dans le bon marché, que la pochette au flou artistique est un peu racoleuse, que les gémissements sur Pomme sont un peu lourdingues, que l’album tout entier semble sorti d’un jukebox des années 80, voire des seventies… Mais au final Sexuality ressemble à un hommage appuyé aux films érotiques d’il y a vingt ans, une sorte de BO idéale et tranquille, à écouter en fond sonore par une après-midi ensoleillée, avec vue sur la plage. Bref un disque qu’on goûtera plus volontiers ici à Nice que la haut chez les chtis. Mais un disque un peu trop creux, voilà tout. (6/10)


Erotico electro à l'Eurovision



Enfin, terminons sur une note absurde. Absurde car tellement con qu'on se sait plus quoi ajouter. Voilà qui aurait fait un excellent poisson d'avril, mais c'est hélas parfaitement vrai. Je veux bien sur parler de la banderole affichée durant la finale de la coupe de la ligue, par les pseudos tifosi du PSG. Nos amis les bêtes savent ecrire, mais surtout des conneries.

Comme l'ont titré nombre de journeaux ce matin
BIENVENUE CHEZ LES CONS
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Publié dans MUSIC

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T
Sebastien Tellier, le frangin du Roi des Cafards ?
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D
<br /> <br /> ManuX ne peut pas répondre, il est absent en ce moment. Nice respire...<br /> <br /> <br /> <br />