GOLDFRAPP "Seventh tree"
Pour son quatrième album studio, Allison GOLDFRAPP avait promis un changement radical de direction. C'est-à-dire l’abandon de cet electro pop glam et à paillettes qui avait caractérisé ces dernières années de production, et toute une fournée de singles à succès qui ont définitivement intronisé l’ancienne choriste d’Orbital parmi les nouvelles sensations du genre. On ne peut que remarquer qu’avec ce « Seventh tree », elle a tenu parole. Fini la disco clinquante et les boules à facettes, le groupe se recentre vers une musique bien plus intimiste et dépouillée, qui se rapproche un peu du contenu du premier et très bon album de sa carrière. C’est l’acoustique qui se taille la part belle sur ce disque, comme sur « clowns » ou encore les cordes fragiles supportées par une voix éthérée comme dans « eat yourself » ou « some people ». La bonne surprise c’est que le duo Goldfrapp/Gregory a vraiment écrit de bonnes chansons, et ont eu la lucidité de ne pas les enrober jusqu’à l’écoeurement d’arrangements granguignolesques, ni aussi de jouer la carte de la dépouille totale et décharnée. L’Ange noir de l’electro met momentanément son venin de coté, et s’avance sans fards ni plumes dans le derrière vers un défi intéressant : conserver un public conquis à coups de beats et d’effets stroboscopiques, tout en se recentrant sur l’essentiel et les vraies racines de sa musique. Une tentative bucolique qui mérite au moins tout notre soutien. En plus cet album est vraiment bon. (7/10)

Changement de cap chez Goldfrapp

Changement de cap chez Goldfrapp
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