J'ATTEND QUELQU'UN (de Jérôme Bonnel)

Publié le par DEVOTIONALL

Jérôme Bonnel fait preuve de subtilité et d’attention pour son film J’ATTEND QUELQU’UN. C’est un portrait croisé d’individus en attente de quelque chose ou de quelqu’un, des paumés ( ou pas ) insatisfaits, qui se rencontrent et se quittent. C’est une tranche de vie, filmé avec calme et précision, en DVD.

Louis (Jean-Pierre Darroussin) a un bistrot dans une petite ville de province et toutes sortes de problèmes que l’on peut rencontrer au cours d’une vie. Père divorcé, il voit son fils en fin de semaine. Et il ressent une profonde solitude malgré l’affection d’une soeur (Emmanuelle Devos) institutrice, d’un beau-frère (Éric Caravaca) hypocondriaque et de Sabine, (Florence Loiret-Caille), une prostituée qu’il retrouve à l’hôtel le vendredi après-midi. Parmi les nouveaux clients de son café, il y a Stéphane (Sylvain Dieuaide), jeune homme hanté par la culpabilité, revenu dans la région pour tenter de réparer le passé.

Le film de Bonnel plait par l’utilisation qu’il fait de la lenteur et des silences. Il ne s’agit pas d’une course poursuite pour raconter une histoire, mais d’une succession de petits riens qui forment un tout, que l’on ne pourrait presque pas résumer tant l’histoire est pratiquement indigente, au niveau de l’action. C’est un film de psychologie, un constat sur le quotidien. Un peu comme ce film italien actuellement à l’écran, Caos Calmo ( ça se passe de traduction ) avec Nanni Moretti. Un homme se retrouve chaque jour assis sur un banc public, en face de l’école de sa fille. Et là, il pense, il attend, on ne sait trop quoi ? C’est ces instants volés à la frénésie de la vie, ces perles intemporelles où l’individu n’a plus de but fixe, mais seule la tentation de céder à l’intemporalité, de ne plus se conformer aux temps des autres mais de vivre selon son propre temps à soi . Un peu ce que fait ce film, où Darroussin est très bon et émouvant ; et Loiret-Caille contagieuse par sa joie naturelle, qui cache elle aussi un fond de tristesse qui affleure de ci, de là. Un joli petit film poétique. (7,5/10)

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Bon petit film à la française


Et puis saluons la fin d'un règne, celui de FIDEL CASTRO à Cuba. Initié en treillis avec la fougue du guerrier révolutionnaire, son parcours se termine donc en survet vintage, soixante kilos en moins et les joues creuses, à jouer au basket avec l'ami Maradona. Chapeau l'artiste, c'est les cubains qui vont être contents!

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Publié dans AU CINE CE SOIR

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