NO COUNTRY FOR OLD MEN ( Des frères Cohen )
J’aime beaucoup le travail des frères Coen, et ce depuis les désormais mythiques Fargo et The big Lebowski. Alors je me suis fait un plaisir d’aller voir leur adaptation du roman de Cormac MC Carthy, NO COUNTRY FOR OLD MEN. Ce qui amène les deux frères à tourner au Texas, lieu rêvé de tant de cinéastes et de cinéphiles, entre les grandes étendues désertes et les bisbilles entre américains et latinos mexicains. Le grand Ouest aride est ici la scène d’un western bancal, d’un film hors genre et doté de personnages singuliers et efficaces. Avec une mention particulière pour l’espagnol Javier Bardim, excellent en tueur froid et probablement dérangé du cerveau, et qui a pour arme de prédilection un pistolet à air comprimé, ce qu’il fait qu’il transporte toujours avec lui sa bouteille d’air, et sème les morts sur son passage. Avec une coupe de cheveux improbable qui a elle seule pourrait tuer de rire ceux qui la regardent.
Il faut dire que Josh Brolin ( très sobre et très bon ) découvre une valise bourrée d’argent, à l’issue d’un règlement de compte, dans une voiture abandonnée ( si ce n’est un moribond au volant ). Tout à la joie de sa trouvaille, il va se faire pister et voir sa vie tenir à un fil quand notre psychopathe déjà évoqué décide de récupérer ce qu’il estime être à lui. Nous trouvons aussi un shérif désabusé et philosophe, Tommy Lee Jones, qui semble agir avec un ou deux temps de retard, tout en répugnant la violence qu’il découvre. La mise en scène de ce film est propre au virtuoses que sont les frères Coen, qui nous offrent des scènes d’anthologie, comme celle qui ouvre le film, où Bardem étrangle avec ses menottes le policier qui l’avait arrêté, et semble visité par une profonde jouissance de son acte. Où le même Bardem, après un accident de voiture ( fin du film ) qui se voit interpellé par un gamin qui assiste à la scène : -Monsieur, vous avec un os qui sort de votre bras. No Country for old men revisite ces films western où le sang coule abondant et le soleil brûle les esprits les plus entraînés, avec cette touche caustique qui en fait peut être une des très bonnes surprises de cet hiver. (7,5/10)

Hémoglobine et causticité pour ce nouveau Coen.

Hémoglobine et causticité pour ce nouveau Coen.
Publicité