Agrégation

Publié le par Devotionall

Toujours les mêmes problèmes : je n’ai pas de temps libre, ou du moins pas assez, pour alimenter ce blog régulièrement. Je pensais pouvoir avoir une bonne dizaine de jours de relatif accalmie, mais ce fut une erreur.

Je n’ai d’ailleurs pas même de temps à consacrer à mon agrégation, ma préparation est ces derniers jours totalement inexistante. Il faut dire aussi que les critères de sélection pour obtenir des profs agrégés sont au plus au point risibles : je dois étudier et connaître parfaitement quatre choses : Les rimes de Michel-Ange ( 80 % des italiens ignorent qu’il a écrit des rimes, c’est tout vous dire l’insert capital de cette œuvre ), les revues milanaises du XIX° siècle ( qui ne sont disponibles que sur commande, même dans les plus grandes librairies romaines… ), Italo Calvino romancier ( comme par hasard la seule question dont j’ai lu toutes les œuvres ) et Pétrarque ( dont je ne discute pas la pertinence, mais qui est loin de me motiver ). Il ne manquait plus que la vie sexuelle des mouches calabraises et le rôle du père dans la famille turinoise du moyen âge, et ce concours aurait pu se targuer de la palme du plus idiot de l’éducation nationale.

Les avantages ? Trois heures de cours en moins par semaine et 400 euros en plus. La différence entre un agrégé et un certifié, concrètement ? Aucune, le premier diplôme n’est pas plus un gage de compétence ou d’intelligence que le capes. Dans les deux cas, on vous demande d’emmagasiner un savoir théorique et bien précis, dont 99 % sera parfaitement inutile dans des classes de lycée et collège, dans le seul but de créer une sélection. Pire encore, la sélection est aussi économique : quand papa et maman finance votre concours et que vous restez toute la journée à glander devant vos livres, ça semble mieux parti que si vous vous tapez des semaines avec six classes à 35 élèves ou un boulot alimentaire et sous payé dans une boite précaire. Une façon comme une autre de s’assurer que la démocratisation du métier ne s’accélère pas ; une belle ironie quand on sait que le statut social de l’enseignant est en chute libre : adieu la classe moyenne, bonjour la semi précarité et les nouveaux souffre douleurs des parents d’élèves.

Un jour, oui, un jour prochain, on entendra ce dialogue dans des réunions parents profs ( Spécial dédicace Tintin au Congo, pour Geoffroy )

-         Et mon fils, alors, pourquoi il a pas eu 20 ?

-         Mais Missieu, toi pas gentil avec pôvre bwana prof, si lui en avoir 10, y ‘en a mauvaise magie !

 PS : Je voudrais rendre hommage à la Juventus , leader de la serie A, dont les dirigeants sont sortis blanchis du procès pour fraude sportive, après qu’on ait retrouvé dans les vestiaires 234 médicaments différents, dont l’usage n’est pas en lien direct avec l’activité sportive, dont une ribambelle de tonifiants cardiaques. Un joli remake de la farce de maître patelin

Cyclope, tu m'entends? Vas me chercher une bierre! ( Prof.X )

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