LE ROI A PARLE ( POUR NE RIEN DIRE? )
Je suis bien rarement d’accord avec ce que propose ou expose Nicolas Sarkozy. Cela vous le savait, et je n’ai pas besoin de m’étendre d’avantage, si vous êtes des lecteurs habituels. Toutefois la conférence de presse du présidentissime de mardi dernier a soulevé plusieurs points intéressants sur lesquels je voudrais revenir. Déjà, sa façon de rétorquer aux journalistes qui l’ont interrogés sur son voyage en Egypte aux frais de Bolloré, son grand ami milliardaire et si généreux, avec future femme et enfants en guise de bagages. Nous sommes en droit de nous poser une question capitale : puisque tout cadeau apporte chez celui qui le reçoit le subtil sentiment d’être redevable, et que nous essayons toujours de rendre la pareille à la première occasion, quelle sera le bénéfice pour Bolloré, combien l’Etat va-t-il lui donner pour un de ses prochains projets, ou lui pardonner pour une prochaine sentence ? En tous les cas là n’est point la question. Sarkozy a botté en corner en évoquant les voyages d’un ancies président socialiste commençant par Mit et finissant par Erand, lequel s’envolait en Egype non pas aux frais des amis fortunés, mais de l’Etat, avec sa « seconde famille » embarquée dans un avion parallèle, sans que cela n’émut personne à l’époque.
Et ces vrais que les journalistes furent bien embêtés. Car tout le monde savait, à l’époque, mais personne ne devait ni voulait parler. Question de servitude, de crime de lèse président. Ces mêmes journalistes qui aujourd’hui ne posent à Sarkozy que les questions superflues et oublient l’essentiel, avaient à l’époque une curieuse manière de rendre compte aux français des agissements de leur représentant le plus haut placé. Mais entre la peopolisation totale de Sarko Premier et la chappe de plomb stalinienne de tonton François, il n’est pas dit que l’un soit mieux que l’autre. Juste le triste constat que la presse n’a jamais vraiment été libre et indépendante, et que devant certains enjeux nos scribouillards nationaux ont toujours aimé manger dans la main des puissants, où le foin est toujours plus abondant.
Au passage, durant cette conférence de presse, nous avons enfin eu l’officialisation du couple Sarkozy / Carla Bruni et toute une foule de détails insignifiants ou volontairement vagues. Par contre très peu d’informations voire pas du tout, sur des sujets sensibles et pourtant déterminants ; comme le constat d’échec et ses raisons ( il faut bien l’admettre ) des premiers mois de gouvernance, comme des solutions applicables immédiatement pour réduire les inégalités encore plus flagrantes entre ceux qui ont, et qui ont toujours plus, et ceux qui n’ont rien, et ne sont pas près d’avoir quelque chose. Comme le détail de ce programme bien fumeux de politique de civilisation, ce qui fait d’ailleurs sourire venant d’un homme ayant aussi peu le sens de la mesure et de la décence, et qui réduit par ses seuls actes la droite française à une caricature grossière, pire encore que tout ce qu’elle put être de par le passé. Vous me direz, mais ce n’était pas le moment ni l’endroit, ce n’était qu’une simple conférence de presse ! Mais alors quand sera-ce le moment ? Et face à qui ? La question mérite d’être posée, car l’impression est qu’au prochain 14 juillet, son éminence Notre Grand Président ne répondra qu’aux journalistes ( ? ) de Closer ou de Paris Match, concernant son divorce d’avec Carla, et son prochain remariage avec Britney, à peine sortie de prison. Ben oui, quoi, Britney.

Malheureusement, il semblerait que tout devienne vraiment possible.
Comme la première République à caractère monarchique.
Ou l'improbable rencontre entre NS et CB .

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