GOAL! Naissance d'un prodige
Le monde du football a souvent inspiré les cinéastes, mais pas forcément dans le bons sens du terme. Rares sont les films qui sont capables de mettre en scène ce monde particulier du ballon rond, sans tomber dans la réthorique et la description poussive de rencontres aproximatives. GOAL ( le un mais aussi le deux ) ne fait pas exception à la règle. On y suit le parcours d'un jeune prodige de la baballe, fauché et immigré clandestin de surcroit, qui se débat dans ses multiples problèmes pour survivre dans une amérique impitoyable. Le pauvre a du mérite car le soccer la bas, ce n'est pas ce qui se fait de mieux dans le genre. Une destinée exemplaire mais traitée à l'eau de rose, un conte à dormir debout pour ceux qui ne sont vraiment pas difficiles dans leur choix cinématographiques. J'ai fait l'effort de feindre l'intêret pendant bonne partie du film, mais sincèrement, aller au bout en restant vaguement alerte est à la limite de l'impossible. Ce film plait bien évidémment beaucoup aux collègiens, vous l'aurez compris.
Dans GOAL, notre champion en herbe Santiago Munez ( Bastardinho, un pseudo qu'il pourrait se choisir, non ? ) se fait repérer puis recruter par un club de premier league anglaise, Newcastle. Coment fait-il? C'est simple, il s'empare du ballon, traverse le terrain en dribblant toute l'équipe adverse et marque en ridiculisant le gardien d'une frappe téléguidée. Ce film est le cousin cinématographique d'Olive et Tom : le foot n'est plus un sport d'équipe mais une piste aux étoiles où un simple individu sème l'un après l'autre tous ses antagonistes sans la moindre notion du collectif. Les dribbles sont bien sur, et comme toujours, mal filmés et aucunement crédibles, et les scènes de match font bailler à s'en décrocher la machoire. L'intrigue est mince comme une feuille de cigarette et le dénouement téléphoné dès le premier plan du film ( voire dès la lecture du titre, diront certains ). Zidane ou Beckham effectue de brèves apparitions, des "cameos" sans réelle valeur, juste histoire de récupérer un bon cachet et de crédibiliser le discours. Le montage est clipesque à la MTV, la corde est usée de bout en bout. Et coté pathos, on oscille entre larmes et joies comme dans un bon vieil épisode de Dallas ou Dynastie, où le pétrole serait remplacé par des contrats juteux à proposer à de jeunes pousses rêvants d'émuler leurs idoles en short, sportivement et économiquement. Un monde impitoyable, un film bien anecdotique. Regardez vous un match de jupiler league, championnat de Belgique, c'est encore plus palpitant. ( 5/10 )

Un gros nanard en short : GOAL