LES REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE
Nicolas Sarkozy a demandé mardi 18 septembre au "gouvernement de réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraites, estimant qu'il s'agissait d'une "question d'équité", devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).
"La priorité, c'est de traiter la question des régimes spéciaux de retraites", a jugé Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat "demande au gouvernement de les réformer sans tarder", estimant que "les différences de situations qui justifiaient tel ou tel avantage particulier créé avant la Seconde, voire la Première guerre mondiale, ont largement disparu".
"C'est une question d'équité, on n'entreprendra pas une troisième réforme des retraites sans y inclure" les régimes spéciaux, a assuré M. Sarkozy, en précisant qu'il ne voulait "stigmatiser personne".
"Chaque statut gardera des éléments spécifiques forts, mais la convergence avec les autres régimes de retraite est inéluctable", a-t-il poursuivi.
Pour une fois, ce blog, qu'on ne pourra certainement pas taxer d'épanchements pro sarkozyste, applaudit des deux mains, au moins sur le fond. En effet, ces régimes spéciaux de cotisation, puisqu'il semble impossible d'aligner les autres corps de métier à leurs privilèges évidents, sont souvent indécents. Parler de pénibilité du travail dans le cas d'un clerc de notaire ou d'un conducteur de train de la Sncf, sans noter au passage les souffrances des employés en maçonnerie et les ouvriers à la chaîne qui sont exploités dans les usines de France et d'ailleurs est presque ridicule. Ces régimes spéciaux ne correspondent pratiquement plus à rien, en 2007. Mais ils sont détenus par des corps de métier puissant, des lobbies déterminés à prendre le pays en otage si un quelconque gouvernement vient à remettre en cause ces absurdités. Les chemins de fer sont déjà prêts à débrayer en masse ( avant même de savoir à quelle sauce ils vont être mangé, mais ce ne sont pas les pretextes qui leur manquent, en temps normal ). La France est paralysée par un immobilisme inquiétant, et personne n'accepte une remise en question, même minime, d'avantages hérités du passé, alors que ceux ci menacent la pérénnité de l'avenir. Sarkozy a tablé sur un fait et un postulat simple : remettre la France au travail et gagner plus en travailant plus. Sauf que dans les faits, les français veulent juste gagner plus en bossant moins. Et moins longtemps. Le discours capitaliste va s'échouer lamentablement sur l'ésquif périlleux de la société des loisirs, où l'effort et la prise de risque est synonime de grave maladie dont chacun désire guérir. Socialement parlant, on a bon espoir que tout explose, dans les prochaines semaines. Affaire à suivre...

Il va bientôt y avoir du sport...