SIFFLONS LES HYMNES
Grande démonstration de perbenismo, c'est à dire de ce bien pensant couramment admis, hier soir à San siro pour le match entre l'Italie et la France. Lors de la diffusion des hymnes nationaux, la Marseillaise ( ce chant de guerre où du sang impur abreuve des sillons, vous connaissez surement ) a été copieusement sifflé par le public, et l'ensemble de la planète journalistique s'est offusqué comme de jeunes et prudes jeunes filles devant un bon vieux film érotique.
De mon coté la chose est à classer au rang des anecdotes. Je suis certes convaincu que le niveau de civilité de nos pays respectifs est plus bas que jamais, mais siffler un hymne ne me semble pas si grave. Surtout quand on fréquente les stades régulièrement, pour y entendre ce qu'on y entend, et que sur le terrain les joueurs se distribuent coups de tête et insultes de haute volée, même en finale de coupe du monde. Plus obscène encore, quand ces mêmes joueurs sont payés plusieurs millions d'euros l'an pour pousser la baballe ronde dans les filets, s'ils y parviennent, bien sur.
Siffler l'hymne, hier soir, c'était une façon de mettre un peu de pression sur l'équipe adverse, de manifester une hostilité sportive, que les français se sont bien cherché, avec un selectionneur trépané qui a jeté de l'huile sur le feu les semaines précédentes, en invoquant la tricherie et la duplicité des italiens. Alors s'ils n'ont pas été accueillis avec des fleurs, nous pouvons parler de circonstances atténuantes... Finalement le grand vainqueur du match d'hier soir ( soporifique et poussif ) c'est encore Ludovic Giuly, le français de la Roma, qui n'a pas été retenu par le selectionneur des bleus, mais qui s'est consolé en donnant rendez-vous à une charmante brune par sms, qui n'hésite pas à tromper son mari les soirs de match, puisqu'elle peut le contrôler à la télé, et ne risque pas de le voir débarquer à l'improviste. En italien, nous disons : Cornuto.