UNKLE "New wars"
UNKLE est un projet alléchant, qui voit le jour en 1994 sous l'impulsion de deux ex potes de lycée dont le désormais célébre James Lavelle. En pleine époque trip hop et avec des producteurs collaborateurs de la pointure de DJ Shadow, le groupe a su pleinement convaincre les foules avec ses premières oeuvres dont un fort joli album, Psyence fiction, qui permettait de finir la decennie en beauté. Tom Yorke ou Ian Brown y jouait aux guest stars et la critique encensait ces morceaux névrasténiques e fort jolis. Mais dure fut la sucession, et le second album, cinq ans plus tard, ne connut paeil destin. Never, never land est une demie déception qui nous fit douter de la force d'UNKLE. NEW WARS, le troisième vrai album, va t'il repropulser les londonniens sur le devant de la scène?
James Lavelle a débuté à 18 ans : dèjà à cette époque il bidouillait des istes hip hop pour le label Mo Wax. A 22 il met la main à la pate dans le somptueux Endtroducing de DJ Shadow. Quand il lance donc le projet UNKLE, la plupart des observateurs lui promettent amour, gloire et beauté, et la domination absolue sur le trip et hip hop pour les siècles à venir. Mais il est dur de rester le souverain d'un royaume déserté par ses sujets. Le style ethéré de Bristol perd les faveurs du public et UNKLE semble juste un souvenir de l'époque pas si lointaine ou Portishead et autres groupes depressifs nous comptaient de belles histoires à se pendre à la première poutre venue. en 2007, avec New Wars, UNKLE semble avoir choisi d'opérer un rapprochement sensible avec la planète rock, et ajoute du sel là où les anciennes blessures purulentes ont cicatrisé depuis longtemps.
En écoutant ce nouvel album, on pense vite au Scorpio Rising de Death in Vegas, un peu dans une veine semblable. Mais si ces derniers ont su s'approprier un certain caractère, ont su imposer une touche personelle, UNKLE a tendance à privilégier le rock/dance anémique : ça bouge, ça remue, mais les signes vitaux ne sont pas si encourageants que cela. Attention cependant, il y a de bons moments sur cet album. Par exemple, Gavin Clark, en bon clone de Jeff Buckley, vient nous illuminer de deux titres à pleurer ( Broken - Keys to the kingdom ). Le chanteur des Cult, Ian Asbury, pose ausi sa voix caverneuse pour un morceau qui résonne longtemps dans vos enceintes. L'ensemble est donc solide et pas mauvais, mais sans cette touche de créativité bluffante qui marquait les premiers pas du groupe. UNKLE ne fait pas semblant et s'entraine dur, mais il est toujours plus dur de courir après les jeunes pousses quand on a dèjà treize ans de carrière derièrre soi. La dure loi du sport ? (6,5/10)

UNKLE revient avec cette pochette etrange...