SMASHING PUMPKINS "Zeitgest"
Le journal des culturés présente :
SMASHING PUMPKINS : LA CITROUILLE REVIENT !
Voici donc venir le retour des SMASHING PUMPKINS, l'occasion pour les ados des années 90 d'éprouver pour la première fois la nostalgie que nous autres trentenaires ressentons à chaque fois qu'on nous parle de Simple Minds ou de la new wave. Cela dit attention : Billy Corgan a recruté pour l'occasion des musiciens par le biais d'une annonce dans la presse spécialisée. Un véritable retour des Citrouilles, alors? Pas si sur.
Seul Jimmy Chamberklain, le batteur ex (?) junkie a répondu à l'appel de Billy pour ce Zeitgeist. On avait espéré mieux, comme reformation, ne nous en cachons pas. Puisque Billy n'a pas réussi à trouver son public avec son album solo qui fut un flop, il a donc décidé d'exhumer le label Pumpkins pour retrouver des chiffres de vente décents, et par là même renflouer un compte en banque autrefois plus florissant. Ceci n'a finalement rien de surprenant, Corgan étant souvent comparé à une sorte d'Hitler des studios, dictateur absolu; même Robert Smith, à ses cotés serait un humble démocrate.
Les premiers signes sont encourageants, musicalement parlant. Le single Tarantula est bourré d'énergie et reçoit un acceuil favorable, quand à 7 shades of black, c'est un classic des Pumpkins dans la lignée de Zero, par exemple. 'That's The Way (My Love Is)' semble rappeller à nos mémoires la force tranquille du double album Mellon Collie qui plaça les Pumpkins dans l'Olympe du rock. On se prend alors à rêver que ce Zeitgest est le point de racord idéal entre la noirceur gothique de Adore et la puissance de feu de Machina. Mais à partir de Revolution, truffé d'effets vocaux asez pathétiques, le tout se corse un peu...
'Doomsday Clock', 'For God And Country', 'United States' sont des morceaux qui ne semblent pas trouver leur voie, n'ont pas d'âmes et sentent le réchauffée, des souvenirs un peu vieillots grimés en nouveautés, mais vite démasqués. 'Neverlost' tente de sauver la mise, et Billy y donne toute sa mesure guitare en main ( et en feu ). Mais le reste de l'album peine à convaincre, la routine dans le rock n'est jamais bonne conseillère.. Après que dire? Que Corgan s'est permis, avec ce Zeitgest, de profaner la tombe de son groupe sous les yeux de ses fans en colère? N'exagérons pas! Il y aussi de bonnes choses sur cet album qui n'est pas ce plantage total que certains craignaient. C'est juste que si vous avez encore en mémoire 1979 ou Ava Adore, vous ne pouvez pas vraiment vous réjouir de cette reformation hâtive et impromptue. Mi figue-mi raisin donc... Et si Corgan refaisait le casting en utilisant cette fois son repertoire teléphonique, catégorie "anciens amis qui m'en veulent à mort" ? (6/10)

Smashing Pumpkins : le retour sera dur, les amis !
LE myspace des Smashing Pumpkins
Ein gut anniversaire à Matthieu, avec 48 heures de retard. Shusss !