Films culte : LES FOUS DU STADE
LES FILMS DE CULTE DE DEVOTIONALL
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Fiche 05
LES FOUS DU STADE de Claude Zidi
Ah les bonnes comédies d'antan, les comédies naïves à l'humour aujourd'hui démodé, mais qui ont tout de même, pour ceux qui ont encore un peu d'indulgence, ce charme fou des choses que l'on a aimées, et dont on ne s'est jamais vraiment séparé. Ainsi les CHARLOTS, groupe de trublions de nos belles années, nous ont offert de nombreuses heures de bonne humeur facile et sans prétention. La plus réussie, à mon humble avis, est LES FOUS DU STADE, cette folle plongée de nos gentils rêveurs gaffeurs dans le monde de l'olympisme. Rien à voir avec les prochains JO organisés au pays de la torture et des droits de l'homme systématiquement bafoués ( mais pour une poignée de dollars, on ferait bien pire... ).
Les principaux Charlots, c'étaient Gerard Rinaldi, dans d'improbables roles de jeunes premiers où son physique de poids coq au régime faisaient des miracles ( au cinéma ). L'autre Gérard, Filipelli, est le grand echalas un peu simplet qui lui sert souvent de side-kick. Jean Sarrus est le petit (pas au début) moustachu qui oscille entre autisme et déficience cérébrale. Jean Guy Fechner, lui, c'est le frère du producteur : vous avez dit pistonné ? Les joyeux drilles rivalisent en situations lourdingues durant ce film de terroir, le pire étant que ça fait souvent rire!
L'histoire est simpliste : A Graveson, village du Midi de la France, l'épicier Jules et son fils Lucien organisent une cérémonie pour l'événement de l'année : le passage de la flamme olympique. Quatre trublions un peu paumés, Jean-Guy, Phil, Gérard et Jean, qui font du camping sauvage non loin de là, acceptent de remplacer Lucien, tombé inopinément malade le jour J. Le quatuor aussi paresseux que maladroit multiplie les catastrophes, avec la chute du préfet en apogée. A peine remis de leurs émotions, les campeurs recherchent la fille de l'épicier, qu'un sportif de passage a emmenée dans ses bagages. Dans leur candeur et sans le savoir, ils multiplient les exploits athlétiques les plus ubuesques, sans recourrir à l'Epo ou à l'hormone de croissance. Oui, les records en restant sain, c'est possible, les Charlots l'ont fait!
Bref, un moment de cinéma que d'aucun qualifieront de lourdingue : n'allez pas chercher un brin de philosophie ou un discours sur l'esthétique du cinéma dans ce dvd : il s'agit là juste de grand burlesque, d'un témoignage sur ce qui faisait rire, et comment, la France des seventies. Les tenues vestimentaires sont irrésistibles, cela dit avec les baggies et autres diablerie de notre ère, il n'est pas sur que nous soyons plus raffinés. Ah ceux qui feront la moue en lisant cette chronique, car trop habitué aux excellentes prestations de Clavier dans nos comédies à la limite du pitoyable, de ces temps derniers, je recommande ce bain de jouvence, qui pourrait bien être salutaire. A voir sans préjugés, bien sur. (7/10)

Les Fous du Stade, existe aussi en BD!
Le site des charlots
Et enfin, les CHARLOTS sombent dans le kitch : à rester sans voix...