LA POLITIQUE VOUS TENTE ? (Blazers 78)
Vous aussi, vous vous ennuyez ferme dans votre vie de citoyen moyen dont le seul droit est aussi un devoir, celui d'aller exprimer ses suffrages, et d'élire un président qui le méprisera allégrement pendant un quinquénnat? Vous aussi vous aspirez à plus de considération, et souhaiteriez être reconnu, respecté, voire admiré, ou craint, et que votre seule présence force tous les autres à adapter leurs faits et gestes à votre bon vouloir? Vous aussi vous sentez que votre vaine agitation, passage frénétique du travail au lit, et du lit au travail, pour une paie de misère qui ne vous permet pas d'assouvir vos passions, ne fait que vous abrutir et vous avillir, et que chaque jour que Dieu fait votre courage et votre determination semble perdre du terrain? Vous aussi vous etouffez sous la mesquine étreinte des impératifs financiers, et vous assistez, impuissants, à la lente décadence dans l'echelle de l'importance sociale? Vous aussi vous cherchez le moyen de vous hisser au dessus de tout cela? Faîtes donc de la politique, et briguez le plus de mandat possible.
Votre mandat obtenu ( président, ministre, député, sénateur... ) vous serez revêtu de l'aura mystérieuse qui resplendit autour de chacune de ses charges de l'Etat. Les ennuis financiers ne seront plus à l'ordre du jour, et votre compte en banque subira une sérieuse inflation, en parallèle avec la baisse sensible de votre fatigue laborieuse. Le respect qui vous sera du fera se courber l'echine de vos semblables qui vous chercheront comme le petit chiot au pied de la table ramasse les miettes qui tombent du festin. Vous n'aurez pas le droit de cuissage, certes, mais dans la pratique votre charisme s'en verra décuplé et votre prestige fera s'ouvrir les bouches les plus goulues et les cuisses les plus serrées. Vos amis ne connaitront plus la honte du chômage ou la crise du logement, et vous pourrez arroser en toute impunité l'ensemble de votre famille jusque la troisième génération des faveurs les plus diverses, les combler des cadeaux les plus insensés et inespérés. Vous pourrez mentir effrontément et vous parjuer devant les cours des tribunaux sans risquer que votre langue fourchue ne vous conduise dans les méandres du système pénitencier. Et si par mégarde vous aviez la malchance de vous y retrouver tout de même, ce serait pour un bref séjour dans un palace ombragé, où en fait de cachot et de pain noir vous auriez à composer avec la télé par satellite et la salle de gym personnalisée, avant que vos amis ne viennent à votre rescousse, et qu'un juge bien attentionné et bien apprivoisé ne vienne rétablir votre précieuse immunité, votre droit d'intouchable.
Alors n'attendez plus, faîtes de la politique. On vous applaudira pour vos mensonges, et des sombres ignorants, partisans prêts à s'enflammer pour votre personne, malgrè leurs existences misèrables qui ne vous interesseront jamais, vous escorterons jusqu'aux hautes sphères de la corruption et de l'impunité. Vous pourrez alors professez le respect, l'accueil de tous les immigrés et des sans papiers, la hausse des minimas sociaux et vous en prendre avec une candeur étudiée aux patrons voyous ; de toutes façons vous habiterez une villa de 250 mètres carrès dans la ceinture chic de Paris, et vos revenus mensuels flirteront avec l'impensable et l'indécence, sous forme de rente à vie, quoi qu'il advienne. Au service présumé des citoyens, vous exploiterez systématiquement chaque citoyen.
Alors, n'oubliez pas d'aller voter, ils n'attendent que ça, et vous ont bien culpabiliser : vous n'allez quand même pas oser vous abstenir ?!

Faire de la politique : une affaire qui roule, et où tout le monde ramasse ses billes
Défaite à domicile pour les Blazers, qui continuent d'avoir la poisse : c'est au tour d'Imre Udoka de partir en vacances avant les autres : blessure au genou, saison finie. Avec les dix rescapés de l'effectif, Portland tente tant bien que mal de garder la tête haute et y parvient : les texans ont tremblè jusque le dernière seconde, dans un match joué à l'arme blanche. Dans le public, on a revu Dudley et Kersey, deux ex Blazers qui ont su ravir les foules du Rose Garden par le passé. Coté Rockets, saison finie pour Bonzi Wells qui a décidé de s'éloigner de l'équipe après avoir réalisé que sa présence nuisait à l'ambiance globale du groupe. Partout où il passe, Bonzi se fait remarquer, et rarement en bien! Dire qu'on avait un tel boulet...

Mac Grady dominateur cette nuit
PORTLAND - HOUSTON 95 - 99
PTS : MC GRADY (Hou) 32
RBS : YAO (Hou) 12
ASS : MC GRADY (Hou) 7
Bilan : 31V 47D