Dimanche 17 août 2008

A la suite de la loi de recensement des super héros, une partie ces derniers a refusé de livrer au gouvernement le nom de l'individu sous le masque, et a donc pris le maquis. C'est ainsi que certains des plus grands héros de la Terre, du Docteur Strange à Spiderman, en passant par Wolverine, se retrouvent unis dans un nouveau groupe parallèle de "Avengers" alors que l'équipe officielle est rebaptisée "Mighty Avengers", mais toujours sous la férule de Brian Bendis, qui se divertit ici à alterner les pensées secrètes et les dialogues des personnages pour le plus grand plaisir du lecteur. La première mission de ce nouveau ancien groupe est de stopper ( pour la énième fois ) Ultron, l'être robotique, quid'incarnation en incarnation, n'en finit plus d'être une menace. Cette fois il s'est emparé du corps de Tony Starck, aka Iron Man, et nos héros, renforcés par le mystérieux Ares ( qui serait rien moins que le Dieu de la guerre...) vont mettre six épisodes pour mettre la patée à leur adversaire. Bref, c'est un peu longuet et l'action avance à pas de limace et a tendance à hoqueter. Bendis se complait à juste titre dans ses capacités d'écriture des dialogues, mais en oublie une chose importante : donner du peps à un récit qui fait souvent bailler. On se castagne dur, on se relève, on y retourne, bis repetita : on rêvait mieux.Franck Cho est égal à lui même aux dessins : agréable et fluide, avec des héroïnes aux cuisses et aux formes abondantes, ce qui ravira les amateurs du genre, mais pas tout le monde. Le tout reste sympathique, mais si vous comparez ce premier TPB et son équivalent à l'époque "New avengers" avec "Breackdown", il est évident que ce sera tout à son désavantage... (6,5/10)

Mighty Avengers Volume 1 : the Ultron Initiative Premiere HC 

Mighty Avengers vol.1
"The ultron initiative"
En VO sur amazon.fr
En Vf sur les pages de Marvel Heroes

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Vendredi 8 août 2008

Rien que le costume trahit les idéaux de Superman. Tout du moins ceux de ses créateurs. Il en de même pour ses premiers ennemis historiques, pour sa genèse qui le voit grandir dans une typique famille de fermiers du middle west, deux êtres sans enfants qui vont inculquer au petit alien fraîchement débarqué les valeurs principales de l’américanisme bon teint. Pourtant ce n’est que le hasard qui a poussé la navette de Superman à venir s’échouer sur le sol des Etats-Unis. Il pouvait fortement en être autrement, et c’est la face du monde qui en serait changée. C’est ce que l’écossais Mark Millar nous fait savoir, avec brio, dans le récit SUPERMAN :RED SON. Cette fois, le kryptonien grandit sur le sol soviétique, et ses valeurs le poussent à embrasser la doctrine communiste et à devenir un des fidèles de Staline, tout en conservant la part bonne de son âme, qui fait de lui un héros au service du, des peuples. Lex Luthor, dans le camp adverse, n’aura de cesse de terrasser ce nouveau Dieu pour qui rien n’est impossible, et qui étend le pacte de Varsovie aux 9/10° de notre planète. Intelligent et bien construit, ce Red Son revisite la légende de l’homme d’acier, vue de l’autre coté du rideau de fer. Le seul vrai bémol est à placer pour l’aspect graphique, confié à deux artistes sans grand talent qui bâclent pas mal de planches (Dave Johnson et Kilian Plunkett ). Le final est un peu tiré par les cheveux, mais réussit toutefois, dans les ultimes instants, à rappeler que le temps et l’espace sont liés, tout comme cet album nous affirme que l’héroïsme est un état de fait qui transcende les idéologies, tout comme l’amour de l’humanité. 7/10


Publié en VF par Panini Comcs

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Samedi 26 juillet 2008

Tony Starck a déjà eu une vie bien remplie. Il a affronté bien des epreuves, et en est toujours sorti grandi. Même la mort! Car oui, notre play-boy milliardaire des comics a déjà rendu l'âme, avant bien entendu une résurrection salvatrice pour la Marvel. Ce petit miracle de la vie est du à Len Kaminski, auteur du run intitulé "War machine" et qui est disponible en Vo dans un pavé regroupant une dizaine d'épisodes de Iron Man. A l'époque, le corps de Tony est rongé par un virus techno organique et pour le sauver, ses amis scientifiques décident de le cryogéniser. Personne n'est au courant, pas même son plus fidèle ami, Jim Rhodes, le black à tout faire, qui à l'époque était encore un des protagonistes de la série. Ce dernier est nommé nouveau directeur de la multinationale Starck, et il endosse à nouveau l'armure du vengeur de fer, modifiée cependant : de couleur gris métallisé, truffée d'armes à feu particulièrement puissantes. Ce sera donc la nouvelle "War machine", la machine de guerre, qui succèdera provisoirement à la classique armure sang et or. Mais Starck reviendra vite à la vie ( un gros trimestre d'absence aux States, pas plus ) encore que longuement handicapé et soumis à un traitement intensif de réeducation. Toute cette période de l'histoire de la série a finalement déjà beaucoup vieilli, surtout au regard de l'évolution actuelle du personnage. Toutefois cela reste un événement majeur pour les relations entre Starck et son laquais/best friend puisque de ce jour, plus rien ne peut être comme avant. Kevin Hopgood crayonne le tout avec ses traits brouillons et parfois approximatifs, mais qui au final se laissent regarder, sans génie, certes. A conseiller à tous les nouveaux lecteurs de la Marvel qui n'ont pas connu cette période, et aux fans nostalgiques d'Iron Man qui n'ont pas conservé soigneusement leurs Strange de l'époque. Amazon.fr, comme d'habitude, saura vous combler! (6,5/10)


La fameuse armure en question "War machine"

Achetez ici : http://www.amazon.fr/Iron-Man-War-Machine-Kaminski/dp/0785131329/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=english-books&qid=1216286251&sr=8-5

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Lundi 21 juillet 2008

Captain America est mort, mais le cast habituel de la série comprend une longue série de rôles secondaires, qui animent – et comment ! – le titre régulier qui continue de paraître aux States ( et à être publié en Vf dans les pages de Marvel Icons - Panini Comics ). Bucky Barnes, alias le Winter Soldier et ancien compagnon d’armes de Steve Rogers. L’Agent 13 Sharon Carter, manipulée pour finalement assassiner notre héros. Le Faucon, un des alliés indéfectibles de rogers. La Veuve Noire, rousse explosive et espionne redoutable. Tony Starck ( Iron Man, donc…) désormais à la tête de l’agence de contre espionnage « Shield ». Tout ces personnages ont perdu une figure de référence en la personne de Cap, mais ils doivent maintenant trouver leur place dans un monde où il faut faire vivre le rêve, pour ne pas que la réalité tourne au cauchemar. D’autant plus que la disparition de Captain America n’était que la première étape d’un vaste plan diabolique orchestré par Crâne Rouge. Et quand ce dernier passe à l’offensive, avec des alliés du calibre de Doctor Faustus ou Arnim Zola, le savant fou, l’action s’emballe, en un feu d’artifice de retournements de situation, de trahisons et de coups d’éclat. Avec les premiers pas du nouveau Cap, avec un nouveau costume, une nouvelle philosophie ( armé et dangereux ! ) et une interrogation : qui pour reprendre le flambeau des mains de Steve Rogers ? Ed Brubaker signe là une histoire magistrale, récompensée fort justement du prestigieux « Eisner Award ». Steve Epting est toujours le dessinateur idéal pour cette révolution urbaine, épaulée efficacement cette fois  par Butch Guice ou encore Mike Perkins. La série Captain America atteint là des sommets, provoque une addiction certaine chez ses lecteurs et installe un suspens et un rythme d’enfer. On attend la suite avec une impatience fébrile ! (8/10)


Superbe couverture d'Alex Ross

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Mercredi 16 juillet 2008

Le maître de tous les dessinateurs de la Marvel, c'est Jack Kirby. Son talent est indiscutable, et il a assuré avec génie le gros du travail proposé par Stan Lee dans les années 60. Parmi ceux qui peuvent prétendre au titre de dauphin officiel, nous trouvons Eugene Colan, mieux connu sous le sobriquet de Gene Colan. Reprenant le travail de Kirby, de manière moins fantasmagorique mais avec une attention particulière au dynamisme, dans un style sobre et qui joue avec les ombres, Colan va marquer de son empreinte de nombreux comics dans les années 60 et 70 surtout. Dans cet album, nous retrouvons quelques unes de ses prestations sur DAREDEVIL, le justicier aveugle, également avocat le jour. Dans ces aventures au coté retro, les ennemis de DD sont d'improbables vilains qui se veulent souvent nouveaux maîtres du crime et de la pègre, et qui sont affublés de costumes bariolés. On y compte entre autres le Hibou première manière, le Pitre ( un de mes préférés à l'époque ), le Cobra, ainsi que Mister Hyde. Une ambiance urbaine, avec des épisodes qui oscillent entre roman noir et histoire à l'eau de rose, avec la première rupture sentimentale entre Matt Murdock et sa fiancée Karen Page, qui ne supporte pas sa double existence. Matt finit par se consoler bien vite dans les bras de l'ex espionne soviétique, la Veuve Noire ( qui est rousse, en fait ). Curieusement, dans ce très bel ouvrage patiné sobrement intitulé "Best of", nous ne lisons pas de moments inoubliables de DD, et les aventures sont déjà datées, avec des dialogues qui surjouent dans l'humour, pas toujours du meilleur goût. C'est toutefois une bonne occasion de revoir les crayons de Colan dans une de leurs meilleurs incarnations, lui qui lutte aujourd'hui contre une sale maladie depuis des mois. Nous ne pouvons lui souhaiter, à l'instar du justicier aveugle, que de triompher de son ennemi et de nous revenir plus fort que jamais. Un TPB que nous conseillerons à tous les amateurs du "silver age" et aux nostalgiques du Daredevil première heure. (6,5/10)

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