Vendredi 30 mai 2008

Vous avez aimé la nouvelle Star et les derniers télé crochets absurdes dont nous abreuvent une télévision toujours en mal de voyeurisme? Alors vous allez adorer la prochaine "next big thing" ( sans jeu de mot, lisez la suite...) que nous prépare Rocco Siffredi, ancienne star du X qui compte à son tableau de chasse tout ce qui se fait de mieux coté starlettes du porno. Rien que pour ça, respect! Le but sera de trouver la nouvelle étoile du genre, le nouveau Rocco, adoublé par le maître.

"Je veux prouver avec ce programme, que contrairement à l'idée reçue, acteur pornographique c'est un vrai métier", a expliqué l'intéressé aux 1.300 films comme acteur, plus 220 comme réalisateur-producteur. L'émission baptisée "Rocco's World" mettra en scène des prétendants au métier, dont "le travail sera filmé comme s'ils étaient en apprentissage", précise Siffredi, 45 ans, marié et père de deux garçons.

L'émission sera diffusée le samedi soir en deuxième partie de soirée pendant huit semaines, avec un candidat éliminé par semaine. Les chaînes Sky et Fox Italia sont en pourparlers avec le producteur, "intéressées par la synergie existante avec les nombreux matches de football qu'elles diffusent".

"Les segments 'hard', seront exclusivement visibles sur Internet après acquittement d'un abonnement", poursuit celui a déjà "lancé quatre stars masculines", dont l'Espagnol Nacho Vidal. Déontologie oblige, les candidats devront se plier au "'Catalogue des 10 règles de Rocco', visant à leur inculquer ses valeurs intangibles telles le respect de la partenaire, la passion, ou la technique", précise-t-il, souhaitant que "chaque candidat se retrouve face à sa propre dignité". Le vainqueur de la finale se verra attribuer le rôle principal d'une production inspirée de la comédie à succès "Borat", mais en version X, qui sera présentée officiellement aux AVN Awards, les Oscars du X, à Las Vegas.

Aux dernières nouvelles, Tommawack a vu sa candidature repoussée ( absence de matières premières, le minimum requis de 10 centimètres n'ayant pas été atteint ) et ManuX a été jugé trop émotif, ce qui est une manière délicate de définir son empressement à participer. Rocco devrait toutefois faire appel à votre à votre serviteur en tant que consultant technique, un spécialiste en studio étant toujours un gage de qualité pour le spectateur inculte. On va pas manquer ça, quand même?



Un peu de subtilité, ça manquait sur ce site...

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Jeudi 25 octobre 2007
Si aujourd’hui il est de bon ton de s’extasier devant les séries que produisent les américains, et que revendiquer un attachement particulier pour celle-ci ou cette autre, vous propulse dans les rangs serrés des « branchés », il y a encore quelques années, on vous aurait au contraire exilé sur la planète des idiots congénitaux. Certes, la qualité de ces séries est souvent inégale, et si certaines daubes sont portées aux nues, nous le devons au double effet BO-BO qui est toujours à la recherche de nouveaux coups médiatiques et de symboles forts pour agréger sa tribu. A la base de ce phénomène, nous trouvons parmi les séries « ancêtres » X-FILES, qui durant des années ( mes années fac ) a passionné bien du monde ( jusqu’à Jean Marie Le Pen, toujours avide de conspiration secrète… ). Deux acteurs à la limite de l’inexpressif, mais aussi attachants, David Duchovny et Gillian Anderson, ont incarné deux agents du FBI en charge des dossiers non classés, c'est-à-dire des mystères non résolus en tout genre, avec une préférence pour la quête ultime : les extra terrestres. Il fallait oser.
L’agent Duchovny-Mulder dans la série est à la recherche de sa sœur, enlevée selon lui par des extra terrestres dans sa prime jeunesse. Sa partenaire dans ses différentes enquêtes est une scientifique qui au départ récuse ses théories, une petite rouquine qui prend et perd du poids au fil des épisodes, avec une tendance déclarée à la frigidité. Dans une aventure, c’est un cadavre de martien que l’on dissèque, dans un autre, un cas de possession par le diable. Ou encore un monstre élastique qui se faufile dans les conduits d’aération ou un virus inconnu qui ressurgit du fond des âges à l’occasion de fouilles archéologiques. Toujours au bord de la mort, enlevés, contaminés, traqués, les deux agents résisteront quand même neuf saisons et le temps d’un long métrage, avant que la vérité n’éclate enfin dans les derniers épisodes ( si si je vous jure, nous connaissons le fin mot de l’histoire de la colonisation alien en fin de série ! ). Les personnages secondaires sont excellents, et renforcent l’idée de paranoïa et de complots qui serpentent dans tous les épisodes de la série. Gorge profonde, l’homme à la cigarette, Mister X, autant de sombres marionnettistes qui agitent les fils de nos croyances et de nos convictions. Le tout est bien filmé pour l’époque, soigné, léché, et pour peu qu’on est l’indulgence de mettre de coté ses propres idées sur la science et les ovnis, fonctionne à merveille. Personnellement, je prend toujours autant de plaisir avec ces désormais « classiques » du genre. The truth isn’t out there, the truth is on this website !


Cette série n'a rien de porno, juste du paranormal.

Et un site français pour tout comprendre et analyser : ICI
 

                        
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Jeudi 23 août 2007

 

Voici donc la réaction d’un de nos lecteurs, Systool, suite à l’article publié à propos du X mis en images :

Je suis loin d'être un spécialiste en la matière, mais je pense qu'à la différence du reste de l'industrie du cinéma ou de celle du disque, le X n'est pas parvenu à proposer quelque chose de "spécial" pour qu'on continue à acheter leurs produits malgré l'avènement du téléchargement toujours plus prononcé...

Pour un disque, on a toujours cette envie de récompenser l'artiste, d'avoir un livret, un artwork... enfin, je parle des vrais musiciens...

Pour les films en général, les bonus, le director's cut, la qualité supérieure de l'image font que le DVD se porte plutôt bien

Pour ce qui est du film X, ils n'ont rien su proposer de plus que "des bites et des seins plus gros"... c'est con à dire mais c'est ça. Il y avait certainement une certaine sensualité, un érotisme auparavant, tandis que désormais ils ne se fatiguent même pas à trouver un scénar... et la réalisation, c'est vraiment du bas de gamme... j'entends, ils prennent une caméra, ils filment et collent des titres que tu peux faire toi-même en trois secondes avec le premier programme d'édition vidéo venu...

Donc, quitte à mater du cul, autant le faire gratuitement... je vois pas pourquoi on payerait pour de la merde pareille ;-)
 
Comme promis, je réponds sur ce site à tous ceux qui prennent le temps de nous faire part de leurs remarques.
Cher Systool, la réalisation d’un film X est une chose asez délicat, ne serait-ce qu’au regard de ce qu’est vaiment un film de ce genre. Peut-on ainsi considérer qu’un bon porno puisse etre comparé à une oeuvre d’art ? Pour ma part j’ai des doutes sérieux. On peut trouver de bons films qui acordent une attention particulière à la photographie, le choix des lumières, qui se concentrent sur une certaine esthétique des corps, mais il est vain de prétendre que le résultat final puisse prétendre concourir à une démarche véritablement artistique. Ce n’est d’ailleurs pas meme ce que j’attends du X. Idem pour les scénarii raffinés et les dialogues fouillés, qui ne sont pas légion. Il existe tout un cinéma érotique qui a déjà ces penchants, la pornographie a ausi des exigences particulières.
 
Par exemple elle se doit de satisfaire les pulsions du public qui regarde. Un bon polar sans le moindre suspens, une comédie qui ne provoque aucun sourire, ou un film d’horreur sans le moindre frisson, sont de purs echecs artistiques. Le film X qui ne provoque aucune excitation et n’émoustille pas le spectateur n’a pas de raison d’exister. Les européens ont réussi à mettre sur pied une tradition alliant cet aspect avec celui d’une mise en scène travaillée, comme dans nombre de réalisations targuées Marc Dorcel, dans les années 80 et 90. Les films de Salieri, en Italie, ont aussi une attention évidente aux scénarii et joue sur les registres du postiche, du singulier, de la trame constuite et qui accompagne les scènes hard. A l’inverse le X américain est connu pour son coté direct, les vidéos les plus extremes et sans aucune fioriture viennent de là : de la boucherie à consommer sans prétention.
 
Le probléme ne vient pas de ces films. Il vient de l’utilisation détournée de l’imagerie du sexe, de sa représentation quotidienne, permanente, pernicieuse, et souventimplicite. Il vient du fait qu’il est impossible de trouver une pub décente pour un laitage sans qu’on nous propose une fille se barbouillant la bouche et les doigts de yoghourt. Que la moindre émission de variété repose sur des cuisses et des nichons placés en évidence pour attirer le quidam moyen. Du fait que les kiosques à journeaux sont tapissés, dehors et dedans, de revues qui porno le sont par leur idéologie, mais qui feignent de s’offusquer devant le sexe accompli. Entrevue, FHM, des filles nues à toutes les pages, mais regarder un film X, quelle horreur !
 
Le porno a le mérite d’etre clair, précis, sans fioriture, c’est pour cela que je le respecte et le défend. J’ai infiniment plus de respect pour des femmes telles Daphne Rosen ou Ava Devine, qui osent faire et aller là où les autres, poupées Barbie refaites et sans saveur, feignent de vouloir vous emmener, avant de se rétracter pudiquement quand les choses deviennent trop sérieuses. Quelles différences notez-vous entre une fille qui fait carrière à la TV, qui présente la météo ou finit sur M6 à débiter des clips de rap de série Z, juste parce qu’elle est bonne et joue avec les hormones des ados émoustillés ; et une actrice de X qui gagne sa vie en mettant son corps en scène dans des productions hard ? Au moins la seconde ne nous prend pas pour des imbécilles en prétendant avoir qui sait quelles capacités, talents cachés, qui lui permettent de se faire une place au soleil. Et ne me parlez pas d’exploitation des filles lors des tournages : le vrai cinéma porno dont je vous parle, celui des maisons de production reconnues et des actrices/acteurs professionnels, est un business comme un autre, la mise en image des pulsions de tout un chacun, y compris de ceux qui feignent l’indignation et se retranchent derrière une pudibonderie hors de propos, avant de sombrer dans le péché quand plus personne ne regarde.
 
Le label X, interdit aux mineurs, je le conserverais pour les émissions de Arthur, les clips sans saveurs de M6, toutes les pages de pub sans exception, le journal de JP Pernaud, les jeux télévisés où le concurent remporte 20 000 euros en pétant dans un entonnoir, les grands moments de vide que nous offre Bataille et Fontaine, Koh Lanta et autres consorts. Il y a plus de décence et d’humanité dans chaque scène des plus chaudes chez Marc Dorcel, que dans n’importe quelle production TF1 de seconde partie de soirée.
 
Sinon Systool, merci de ta fidélité ; et aux autres, lecteurs de Paris, de Dijon, de Bruxelles, qui viennent régulièrement nous rendre visite, n’hésitez pas à vous présenter en nous envoyant un mail, ou en laissant une trace rapide, rubrique « ajouter un commentaire ». Ciao !

Dorcel TV contre TF1 : où est la vraie pornographie ?
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Samedi 11 août 2007

Devant l'insistance de certaines personnes, et afin de faire preuve d'une bonne foi inébranlable, j'ai décidé, durant ces derniers jours, de me pencher enfin sur le cas de NIP/TUCK, une des séries phares du moment, en ces temps etranges ou le format épisodes et personnages à répétition a le vent en poupe au détriment du cinéma. Loin d'être la daube redoutée, cette série possède un fond intelligent et un discours en filigrane, sur le règne des apparences et la quête de la perfection, qui mérite qu'on s'y attarde.

La série Nip/Tuck propose de suivre la vie et les opérations de deux chirurgiens esthétiques qui possèdent une clinique à Miami, en Floride, où ils reçoivent, épisode après épisode, des patients venus de tous les horizons. Sean McNamara (Dylan Walsh) est partagé entre son travail et sa vie familiale tandis que son partenaire, Christian Troy (Julian McMahon, que l'on a pu voir notamment dans Profiler et Charmed, c'est aussi le très mauvais Doctor Doom dans Fantastic Four ), est un séducteur invétéré, qui utilise sa clinique pour satisfaire des pulsions sexuelles.

Nip/Tuck se distingue par le rendu très réaliste des interventions chirurgicales et par ses scénarios parfois provocants (voir en particulier les épisodes avec la vénéneuse Ava Moore, interprétée par Famke Janssen). Mais, au-delà, elle décrit avec intelligence et subtilité le parcours de deux amis qui, la quarantaine venue, sont à l'heure des bilans. L'un comme l'autre semblent avoir tout réussi et se trouvent pourtant confrontés à leurs échecs. Le choc est particulièrement rude pour Sean, qui avait fait le choix de la stabilité et voit ses certitudes s'évanouir et sa famille se disloquer autour de lui.

Au-delà de sa provocation affichée, Nip/Tuck décrit la lente dégradation d'une famille et le questionnement des deux héros à qui, en apparence, tout a réussi et qui s'interrogent sur leur vie tout en accumulant les erreurs de jugements et les faux-pas en tentant de rattraper leurs erreurs précédentes.

Pour ceux qui s'interrogent sur le sens du titre de la série, Nip/Tuck est une expression familière signifiant littéralement pincer (to nip) et border, replier, rentrer (to tuck) et qui désigne l'opération la plus courante de la chirurgie esthétique : le lifting. Autres anecdote : Vanessa Redgrave qui joue le rôle de la mère de Julia, la femme du docteur McNamara, est aussi la mère de son interprète, Joely Richardson. ( Merci à Hern, moniteur/éducateur )

Le tout est très glossy : esthétique soignée, superficialité assumée. Les deux héros de la série se complétent à merveille, mais attention toutefois à ne pas abuser de cette série : remplacez le pétrole par des seins en silicone, l'horrible JR par le retort Docteur Troy, le Texas par la Floride, et vous obtiendrez un Dallas des temps modernes. Temps modernes où les héros affichent un sourire carnassier et taillent dans la graisse de garces fortunées, baisent leurs clientes entre une opération et l'autre et érigent leur pognon comme arme ultime d'affirmation de soi. On en rirait bien et on trouverait cela si pathétique, si quelque part, ça n'était pas non plus aussi la réalité. NIP/TUCK, c'est de la grosse fiction à l'américaine, mais pas seulement, et c'est cela, le pire...



Quand on vous dit que le monde est devenu cynique à l'extrême...

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