QUAND J'ETAIS CHANTEUR (Blazers 69)

Publié le par DEVOTIONALL

Le journal des culturés présente :

DEPARDIEU AU MICRO : QUAND IL ETAIT CHANTEUR...

De la pile de DVD qui n'attendent qu'à être visionné, voici venir un bon petit film avec Gerard Depardieu et Cecile de France, QUAND J'ETAIS CHANTEUR, qui aura instillé un brin de nostalgie à tous les fans de Charly Oleg et de bal musette chez Flunch.

Alain “Ladies’ man” Moreau est un crooner, un french lover du sam’di soir. Michel Delpech, Christophe, Julio Iglesias en passant par Bibi (Tout doucement, rappellez vous ce tube, une bonne raison de ne jamais inventer de machine à remonter le temps), Alain connaît tous les tubes dont raffole la ménagère de plus de cinquante ans. Il est d’ailleurs un authentique chanteur romantique, célèbre dans toute l’Auvergne. Au cours d’un bal animé par ses soins et son orchestre, Alain rencontre Marion, jeune agent immobilier, à qui il fait immédiatement et habilement la cour. L’histoire ne s’arrêtera pas à une aventure d’un soir : Alain tombe amoureux…

Quand j’étais chanteur est une agréable comédie dramatique. Premièrement et principalement grâce à la qualité de ses interprètes. Gérard Depardieu fait ainsi merveille dans le rôle touchant d’Alain Moreau. Avec finesse, humilité, et surtout avec une pudeur que l’on ne lui avait pas vue depuis longtemps, l’acteur ( d'habitude bien plus bourrin ) campe un chanteur de bal dévoué au bonheur de son public âgé. Clone de Franck Michael, il parvient contre toute attente à redorer le blason de tous ces artistes anonymes et généreux qui remplissent les dancings et les discothèques du fin fond de la France. Face à cette grande performance d’acteur et de chanteur, le jeu de Cécile de France n’est pas en reste : la dureté de son personnage meurtri alterne subtilement avec des moments d’intense fragilité.  L’alchimie entre Cécile de France et Gérard Depardieu est donc parfaite, tout comme leur improbable histoire d’amour. Une histoire de séduction également où leurs personnages se cherchent, se jaugent, se blessent à travers des dialogues crédibles et touchants. Xavier Giannoli n’oublie pas pour autant les personnages secondaires, en tête, Christine Citti, en manager dévouée et attentionnée, ainsi que Mathieu Amalric en ami fidèle d’Alain Moreau. Un microcosme un peu has been, mais que l'on suit avec interêt.

Enfin, l’indéniable réussite du film ne se limite ni à son casting ni à la finesse de ses dialogues. Quand j’étais chanteur bénéficie, en outre, d’une mise en scène habile où le choix des lieux et des titres musicaux ont tous leur importance. La solitude commune de Marion et Alain les pousse très vite à s’évader, et paradoxalement à s’isoler dans des espaces confinés ou vastes, mais toujours riches de sens. Le couple se retrouvera par exemple au sommet d’un volcan, sur les lieux même où le gourou Rael (!), ex-chanteur de discothèque lui aussi, connut sa révélation initiale. Même constat dans les choix musicaux du réalisateur puisque les reprises d’Alain Moreau forment un véritable deuxième discours, une avalanche de standards romantiques qui nous éclairent sur les pensées profondes et pures de ce dernier. Le danger était de flirter d'aussi près avec la niaiserie sans tomber au plus profond du gouffre. On est passé près de la catastrophe, mais plus de peur que de mal, tout va bien!

Quand j’étais chanteur apparaît au final comme une histoire d’amour incontournable pour son mélange parfait de simplicité, d’honnêteté et de subtilité. Une alternance entre légèreté et gravité dont la justesse en fait une des comédies dramatiques les plus réussies de ces derniers mois. Depardieu est toujours aussi gras et pataud mais une patine fragile se dessine aussi chez celui qui autrefois distribuait des coups de boules dans les comédies en duo avec François Pignon, et qui firent bien rire durant mon adolescence. Pas de quoi tout de même crier à l'Oscar, mais surement de quoi se réjouir de son choix : il est plus que probable que vous passiez une bonne heure et demie sur un air d'Aline, pour qu'elle revienne... (7/10)

 

                                             Zach peut se reposer tranquillement chez lui, en son absence les Blazers semblent en bonne santé! Troisième succès consécutif cette fois à Atlanta après prolongation, malgrè la fatigue des deux matchs en 48 heures. Selon Brandon Roy les joueurs avaient un peu le masque en première période, mais le second souffle est arrivé dès le début de la seconde, et atlanta n'a pas resisté notamment à un très bon Aldridge, désormais pleinement rassurant et maître de la situation. Jack a planté 17 de ses 18 points dans la seconde partie du match.  Le plus amusant, desormais, est que si les blazers venaient à gagner huit des 10 prochains matchs, ils auraient probablement une chance sérieuse de ... se qualifier pour les play off! Alors bien sur, nous sommes presque dans la science fiction, mais tant de choses peuvent se produire en NBA. Pour l'instant, seule cerrtitude, on va bien s'amuser ces prochaines années!

23 pts 9 rbs, voici Brandon Roy rookie of the year?

ATLANTA - PORTLAND   100 - 102 (OT)

PTS : STOUDAMIRE.S (Atl)   37

ASS : JOHNSON.A (Atl)   10

RBS : MAGLOIRE   16D

Bilan : 29 V   40

 

 

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