BRIAN ENO Sorcier du son (Blazers 62)

Publié le par DEVOTIONALL

EXCEPTIONELLEMENT notre rubrique artistique marque une pause, mais vous la retrouverez plus pimpante que jamais dès lundi prochain, qu'on se le dise!

Le journal des culturés présente:

BRIAN ENO, SORCIER DU SON

Certains d'entre vous, les plus jeunes, les moins culturés, ignorent-ils qui est Brian Eno? Le cerveau de Roxy Music dans les 70's, le producteur avisé et gourou du son de grands groupes de pop rock dans les 80's et 90's ( Depeche Mode, U2, entre autres... ) est une figure incontournable du microcosme musical.

Eté 2005, tout le monde s'est empressé de souligner que "Professor Eno" était revenu, après 28 ans, sur le terrain de la chanson et retrouvait les voix humaines, longtemps négligées en faveur de l’ambient ( c'est lui aussi le criminel derrière le projet Passengers, ce pseudo groupe alternatif conduit par Bono.) Dans une carrière si longue et si riche en amis et déguisements, l'événement était de taille et les détails méritaient plus d’attention. La science du chant ne s'oublie pas si vite et ne ressurgit pas d'un seul coup. Si on réécoute son dernier opus sorti en France il y a six ans (une collaboration avec Peter Schwalm : "Drawn from Life"), on se rend compte que le mouvement y était déjà discrètement amorcé. C'est pourquoi sur "Another Day On Earth" on voit s'épanouir – à travers une forêt de filtres et d'effets – des présences qu'on trouvait sur "Drawn From Life" à l'état d'esquisses fascinantes : on y rencontrait aussi, parmi d'autres, une Laurie Anderson finement déconstruite et distordue. D'un certain point de vue, la collaboration avec Peter Schwalm était plus riche, parce que plus ambiguë : les chants se fondaient en frémissements électroniques, et les sons de synthèse se mettaient à ressembler à des voix. C'était une chimère magnifique qui est certes passée quasiment inaperçue. Le nouvel album sort de l'ambiguïté, garde les deux composantes mais choisit de mieux séparer les rôles. Pourtant, les mêmes rythmes reviennent, hypnotiques et pulsants, d'autres voix semblent répondre à Laurie Anderson, dont celle du Professor lui-même. Çà et là, des constructions chorales s'élèvent comme des arches dans un paysage digital doucement vallonné. On aimerait d'ailleurs découvrir plus souvent des hymnes rayonnants comme "This" ou des comptines rafraîchissantes comme "How Many Worlds", mais visiblement Eno privilégie encore l'introspection et la méditation sur la plupart des morceaux. Alors qu'il redécouvre le paysage par les fenêtres de son laboratoire, le scientifique ne se décide que difficilement à renoncer aux instruments et aux chiffres, même quand il devient ironique ("Bottomliners"): le song-writing l'appelle dehors, mais les boutons du synthé brillent aussi de tous leurs feux. La nouvelle formule musicale – cette recherche sur les voix et un "song-writing" plus spontané – est intrigante et riche, mais l'équilibre des composants ne semble pas encore tout à fait au point. Pas de panique, "Professor Eno" travaille toujours au dosage et il nous tient au courant : nous aurons sans doute d’autres échantillons de chansons pour bientôt.

Le type même d'album qui passera donc complétement inaperçu dans les esprits de ceux qui exigent derrière chaque album une réussite commerciale pour avoir le droit de passer au suivant. Eno a longtemps tatonné, hésité, produit le meileur et le pire, mais reste un sacré sorcier, conservant jalousement la recette des certaines de ses potions magiques! Another day on earth, relaxant et ensoleillé, recommandé donc (7/10)

                                                         Retour de nos amis les Blazers après plusieurs jours de repos : ainsi en va le calendrier parfois absurde la NBA. Les jours derniers ont été un bon pretexte pour s'entrainer et se remotiver en vue de la fin de saison, sans réel objectif. Et ça marche : contre Les Warriors, victoire relativement facile, avec un nouveau double double de Zach Randolph et 26 pts pour un Brandon Roy comme toujours decisif. Les blazers ont de toutes façons déjà nettement battu le record de victoires de l'an passé et démontré que l'équipe peut avoir un avenir brillant : les matchs restant seront donc du bonus, sans pression, attendons de voir ça...
Roy en grande forme cette nuit
PORTLAND - GOLDEN STATE   106 - 87
PTS : ROY   26
RBS : RANDOLPH   13
ASS : JACK   8
Bilan : 26V   36D

Publié dans Blazers

Commenter cet article

ririetitange 12/03/2007 09:32

dans la catégorie " sorcier du son" , y'a Reznor aussi
Mais c'est vrai que Eno , c'est un sacré p'ti bonhomme , et moi qui adore U2....