LE DERNIER ROI D'ECOSSE ( Blazers 60 )

Publié le par DEVOTIONALL

Forest Whitacker est couvert d'éloges : son interprétation du dictateur africain Ami Dada ( palme d'or du patronyme le plus ridicule ) est des plus convaincantes, et le film, le Dernier roi d'Ecosse, est un bon moment de cinéma. Petit retour sur cette pellicule qui nous réconcilie avec Hollywood et ses productions inégales.

Comme son père, Nicholas Garrigan est devenu médecin. En quête d’aventure, il décide au gré du hasard de quitter son Ecosse natale pour s’envoler vers l’Ouganda afin d’apporter son aide aux africains. Sur place, Nicholas ne tarde pas à rencontrer le nouveau leader du pays, le militaire Idi Amin Dada. Fasciné par l’Ecosse, ce dernier sympathise immédiatement avec le jeune docteur et décide d’en faire son favori au sein de son cercle présidentiel. Leader charismatique et père de la nation, Amin Dada peine à dissimuler sa paranoïa grandissante, tout comme la multiplication des enlèvements et des meurtres arbitraires. Proche confident du président, Nicholas se retrouve piégé et témoin malgré lui de l’un des plus terrifiant et sanglant régime africain du XXe siècle.

Le Dernier roi d'Ecosse

Ne l'enervez pas, il vous mangerait tout cru...

Un jeune homme crédule trouve chez un dictateur naissant la figure d’un père. Tel est le postulat de base de l’excellent film de Kevin Macdonald. Tout entier axé sur le rapport ambigu qui s’instaure entre Idi Amin Dada et son médecin personnel Nicholas Garrigan, le film est une interessante métaphore de la relation qu’entretenait, à l’époque, le monde occidental avec le continent africain. Au départ plein d’optimisme et de fascination pour le peuple africain, Nicholas se laisse donc happer par la liesse générale qui accompagne le renversement du précédent président, Milton Obote. Insouciant à l’extrême, inconsciemment conciliant peut-être, le jeune occidental finit par se brûler les ailes au contact du nouveau chef d’état.
Forest Whitaker incarne, avec tout le talent qu’on lui connait (Bird de Clint Eastwood, Ghost Dog de Jim Jarmush), ce futur dictateur qu’est Idi Amin Dada. Son subtil jeu d’acteur sied à merveille à la personalité et au physique singulier de son personnage.

Tour à tour menaçant et séduisant, robuste et fragile, roi et bouffon, le dictateur exerce une forte fascination sur l’influençable Nicholas. Les deux figures sont complémentaires, et l’instable Amin Dada trouve peut-être ce qui lui fait défaut chez son crédule médecin : l’innocence. En outre, leur amitié exclusive distille indéniablement une homosexualité latente qui trouve son paroxisme au moment central du film où, en pleine crise politique, Amin Dada étreint dans ses bras, capture même, son compagnon pour mieux le garder à ses côtés ( mais nous sommes loins d'avoir une version afro de Brockeback mountain, rasurez-vous). Le rapport bascule ainsi fatalement lorsque le dictateur perd tout contrôle et toute mesure. Le père devient alors enfant tandis que l’ami devient soumis.

Tourné en Ouganda même, terre meurtrie par les conflits civils et la pauvreté ( mais qui n'a pas eu la chance d'avoir son Corneille pour attendrir l'opinion public française ), le film s’enrichit de toute l’authencité visuelle de ce pays ravagé suite aux multiples dictatures qui se sont succédées depuis l’indépendance établie en octobre 1962. La population locale (beaucoup d’enfants de la région de Kampala) s’est en outre largement prêtée au jeu de la caméra de Kevin Macdonald comme c’est également le cas dans Ali lorsque la caméra de Michael Mann nous fait découvrir les rues et le peuple du Zaire. En résumé et pour conclure, les mots mêmes d'Amin Dada : "Tu es venu en Afrique jouer l’homme blanc. Mais ici ce n’est pas un jeu. Tout est réel. Cette pièce est réelle. Et quand tu mourras, ce sera la première chose réelle que tu éprouveras“.

                                                           Un de ces matchs frustrant, cette nuit, avec des Blazers qui se font battre par un adversaire à leur portée, et laissent echapper ainsi l'occasion d'améliorer le bilan final. Sacramento s'impose donc au Rose Garden et gagne son troisième match consécutif, pour encore esperer les play off. Kevin Martin, auteur de 15 points rien que dans le premier quart, a été le bourreau de Portland, qui a su réagir seulement en la personne de Zach Randolph ( double double ), Brandon Roy ( 15 pts et 7 ass ) et les 14 pts de Martell Webster. Richardson, le jeune prélevé de la reserve des Blazers en D League, n'est pas entré. Mac Millan a rappelé qu'il l'utilisera surtout dans les entrainements ( contrat de dix jours ). Les Blazers n'ont jamais mené au score, ça promet pour le game contre San Antonio, mardi..

Des Blazers trop passifs cette nuit...

PORTLAND - SACRAMENTO   96 - 104

PTS : MARTIN.K (Sac)   33

RBS : RANDOLPH   12

ASS : ROY   7

Bilan : 25V   35D

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