L'atelier des peinturiers : La liberté guidant le peuple

Publié le par DEVOTIONALL

Cette semaine, notre tour d'horizon de la peinturerie mondiale nous amène en France, et plus précisément chez Eugène Delacroix, peintre fort célèbre et que chaque bon français connait, à l'insu de son plein gré, ne serait ce que par le biais des timbres postes de type Liberté des années 80, et par les billets de banque de cent francs. Voici donc la LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE.

Delacroix est un artiste du XIX° siècle, qui s'inscrit dans le courant du romantisme. On lui prête comme ascendance Talleyrand, son père supposé. Il aura toute son existence durant une profonde allergie au style neo classique ( et de nombreuses polémiques avec Ingres ) : style fait de rigueur et de réalisme, l'opposé du romantisme et de ses épanchements personnels. Sa peinture a parfois des relents d'actualité sociale, et se caractèrise par une maîtrise étonnante des couleurs.

La liberté est une oeuvre audacieuse et d'inspiration révolutionnaire. Lez petit peuple et la petite bourgeoisie s'insurgent, et épaulent la liberté, qui occupe le centre du tableau. Le garçonnet à la droite de la liberté à d'ailleurs inspiré Victor Huogo pour son célèbre personnage, Gavroche. L'homme au chapeau, à gauche, ressemble etonnament à l'artiste, probablement un autoportrait caché. Le but de Delacroix est de susciter chez le spectateur un sentiment de révolte et de participation, d"empathie face à la révolte pour la liberté, révolte populaire et que rien ni personne ne saurait arrêter. L'ouevre est profondément romantique et en rupture avec la peinture du XVIII° siècle : la liberté avance sur un sol jonché de cadavres, et le drapeau qu'elle brandit est partiellement arraché : il ne s'agit pas d'une idéalisation allégorique, mais d'une peinture fortement émotive et inspirée par la violence de la réalité.

Un peu d'humour : Lors d'une exposition au Japon, en 1999, les autorités locales ont fait recouvrir le sein de la Liberté qui offensait les bonnes moeurs. Un comble : Comment ce pays à t'il osé porter atteinte à une oeuvre d'art alors que sa production quotidienne de mangas regorge de petites culottes et d'étudiantes en mini jupes ras la motte séduites par des profs pervers? Un mystère asiatique irrésolu, voire une honte nationale. Les turcs ont choisi également de retirer ce tableau des manuels scolaires, pour la même raison : cette anecdote, plus la non reconnaissance du génocide kurde, et il y a de quoi se réjouir de leur non participation à la Comunauté Européenne ( dont sortir ne serait pas forcément une mauvaise idée, soi dit en passant... ). Si vous désirez voir ce tableau en personne, rendez vous donc au Musée du Louvres de Paris.

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