Blazers 37 : Rocky remet le couvercle

Publié le par Devotionall

Rocky Balboa est un sacré lascar. Ancien champion du monde toutes catégories de boxe dans les années 80, le voici à 50 piges prêt à remonter sur les rings. La perplexité est de mise : dans le dernier opus de la série des Rocky, on croyait vraiment que la baston, c'était bel et bien fini. Que nenni, Stallone a du subir un contrôle fiscal des plus sévères, et le revoici soulevant de la fonte et gobant une douzaine d'oeufs au petit dej pour retrouver sa ligne bodybuildée des grands jours. Dans la foulée, on annonce pour fin 2007 un nouveau Rambo ( véridique ), ce qui démontre qu'il y a une vie après la retraite.

Balboa remonte dans sur le ring. Si on en croit la bande annonce, c'est une confrontation virtuelle entre un champion du passé ( lui même ) et un champion actuelle, qui fait office de détonateur. Si Rocky avait vu Silent Hill, il serait devenu fossoyeur, voire avant centre de la Juventus s'il avait mis la main sur Fifa 2007. Balboa est apesanti par les ans et l'inactivité, ses chances semblent bien minces, comme le lui rappelle son beau frère, toujours en vie malgrè les excès de boisson, ce qui n'est pas la cas d'Adrienne, la femme de Balboa. On a droit alors à une longue litanie d'images éculées, le best of des Rocky précédents : Balboa coupe du bois dans le neige, Balboa monte les marches dans un survet trempé de sueur, Balboa soulève des poids et saute à la corde, Balboa prend des coups et en rend toujours autant... Dommage qu'Ivan Drago ne soit pas de la partie pour lui prêter main forte, cela pourrait lui être utile. Rocky boxe de manière toujours aussi improbable, vous diront les puristes, et transforme pour la enième fois la boxe en un spectacle grand guignolesque sur fond de rédemption et de transfiguration. Si tout le monde peut changer... pourquoi pas Balboa, au fond?

Balboa sera t'il un gros nanard blockbuster? Bien évidemment, comment peut il en être autrement? Seule notre nostalgie persistante pour les belles années 80's (?) fait que nous irons nous enfermer deux heures dans la pénombre pour y voir Stallone se refaire une musculature pour echapper à l'étreinte de ses créanciers. Le film sort vendredi en Italie : combien de trentennaires sont donc prêts à remettre les gants en fredonnant sur l'air de Survivor " The eyes of the tiger, na na na ...". Balboa, champion du monde des poids lourds catégorie maisons du troisième âge, au cinéma ce mois ci.

                                                   Nouvelle défaite pour les Blazers sur le parquet de Dallas : rien de bien surprenant compte tenu de l'immense différence de potentiel des deux équipes, et que les Mavericks enregistrent leur 10° succès consécutif à la maison. Les Blazers ont résisté un quart temps avant de s'effondrer dans le second, et de ne plus jamais revenir dans la partie. Nowitzky s'est contenté de 25 minutes de jeu, ce qui en dit long sur la difficulté recontrée par les texans pour remporter la mise... 21 pts pour Randolph et un bon match de Roy, les seules notes positives de la soirée. Le marcage sur Zach s'est révélé acharné et systématiquement doublé, malhaureusement la maladresse des autres joueurs au tir a condamné Portland sans équivoque. Performance correcte pour Aldridge, qui était motivé par le fait d'avoir, entre amis et la famille, 35 supporters invités dans les gradins pour lui seul. Dixon a explosé le nez du texan Mbenga avec un joli coup de coude, sans que les arbitres lui sifflent la moindre faute. Retour à la maison pour jouer Sacramento vendredi.

Résignation totale pour des Blazers dépassés.

DALLAS - PORTLAND   99 - 74

PTS : RANDOLPH   21

RBS : DAMPIER (Dal)   10

ASS : NOWITZKY (Dal)   5

Bilan : 14V   23D

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