Bruges : Un petit tour en Belgique

Publié le par Devotionall

Habiter en Belgique, voire être belge, tout court, ne doit pas être une sinécure tous les jours. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller faire un saut au pays d'Eddy Merckx et de Marc Dutrou. La bas, passé le choix cornélien de devenir coureur cycliste ou pédophile, les belges ont aussi, et très souvent, la possibilité de devenir depressifs chroniques. Isolés dans un pays qui connait une vingtaine de jours de soleil par an, canicule comprise, où l'odeur de frites et d'oignons stagnent dans les centres villes des grandes bourgades, et où l'équipe nationale de foot n'est même plus capable de faire match nul contre des finlandais, les belges sont moroses, et avec eux une partie de leur habitat, Bruges compris. D'ailleurs, puisque j'y suis, le dernier belge que j'ai pu observer une soirée durant, et en personne, c'était au mariage de ma soeur. Un type très etrange, qui se la jouait desespèrement rebelle latino trahi par la gaucherie typique de la Wallonie, et qui a passé des heures durant avec une main prise au piège de sa braguette à danser le jerk sur de la musique pop ( sur de la musique pop ... ). Bruges, c'est par ici, pas la peine d'essuyer vos pieds avant d'entrer.

Je suis sévère, trop sévère, volontairement polémique, car Bruges, en fait, est assez jolie, voire belle dans son centre ville, et est ce que la Belgique offre de mieux au touristes etrangers. Elle mérite par moments son appellation de petite Venise du Nord, tant elle se distingue par ses petits canaux élégants sur lesquels vous pourrez faire un rapide tour de la cité. Bruges est une ville bourgeoise, vous n'avez pas le sentiment que ce sont les comunistes qui regnent en maître, ici; pourtant si vous vous aventurez un peu en dehors du centre, la mélancolie vous assaille : des vieilles maisons de brique, des rues desertes, des chiens affamés qui hurlent à la lune, des portes fermées à double tout derrière lesquelles se cachent les plus horribles drames familiaux. J'exagère? Bien sur que oui, vous aurez noté, j'espère, le parti pris et la mauvaise foi... cependant Bruges entre octobre et fin avril, c'est aussi une autre façon de se remémorer ce que pouvait être l'ex Union Soviétique en hiver. N'oubliez pas votre parka.

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Les canaux de Bruges relient la ville à celle de Gand, mais il est aussi possible de rejoindre d'autres villes par le biais des petites embarcations. Bruges c'est en Belgique, donc vous y goûterez peut être des frites bien grasses et y acheterez du chocolat ( excellent ) : vous aurez juste l'embarras du choix tant le nombre de chocolaterie est elevée dans le centre. Presque autant que les vendeurs de Kebab à Lille, mais c'est une autre culture, bien sur. A Bruges on parle flamand, et même parfois, on fait semblant de ne pas vous comprendre quand vous posez des questions en français ( enfin en wallon comme il disent la bas ). Donc ne soyez pas surpris si en demandant l'heure vous vous entendez répondre "Flandepijj Flandepijj Rum zu Belgie" autrement dit "Tête de c..., vive la Belgique libre". Benoit Poelvoerde n'hâbite pas à Bruges, et Tintin est un personnage de fiction, ne les cherchez donc pas de par la ville. Par contre le Dr Evil dans Austin Powers est de Bruges ( quelle référence ). Info culturelle pour en terminer, Bruges signifie en fait "quai" et provient du mot Bryggja, ainsi nommée au Moyen âge.

Ce sera tout pour cette fois. En fait je me rend compte que je n'ai plus grand chose à dire sur Bruges, à part vous recommander les visites suivantes : le Beffroi, pour dominer la ville et un joli panorama, l'Eglise de Notre Dame qui renferme une superbe oeuvre de MichelAngelo, l'Ancien Hôpital et son musée de la medecine et de la chirurgie, où comment être soulagé de n'avoir pas subi une opération banale il y a plusieurs siècles de cela. Et puis aussi la Cathèdrale, cela va de soi, ainsi que la Place du Marché. Bruges, c'est quand même l'assurance d'une belle ballade, au printemps.

Il Belfort

Le Beffroi de Bruges

Quelques infos sur Bruges :

Tony Parker, la star française des Spurs, est né à Bruges! Je dois admettre que je ne le savais pas, comme quoi on en apprend tous les jours.

Bruges, c'est aussi l'occasion de se pencher sur la peinture flamande. Les grands noms que vous pourrez découvrir : Van Eyck, ou Memling qui sont des artistes locaux.

Au moyen âge, Bruges était la place économique la plus prospère d'Europe du Nord, et a fait fortune grâce à la draperie. La bourse de Bruges était la plus célèbre, et nouait de nombreux contacts avec la Toscane et Venise.

Next time : petit tour à San Remo

 

 

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