Blazers 35 : My name is Bond

Publié le par Devotionall

Dans les films de James Bond, les méchants sont toujours très laids. Je dois dire que le dernier en date rentre de plein pied dans la catégorie. Moue dédaigneuse incurvée vers le bas, traits anguleux et oeil vitreux barrée d'une petite cicatrice qui pourrait faire passer Ribery pour le gendre idéal; il a tout pour plaire. Et il est mal rasé. Je suis sûr qu'il a mauvaise haleine en plus. Et les cheveux gras. Voire les chaussettes trouées. Disons le tout net : il a une tête à inciter au délit de sale gueule.

Ses faits et gestes au cours du film incitent à penser qu'il n'est pas très gentil. Je pourrais même m'avancer jusqu'à le supposer mesquin. Si j'étais médisant, je l'imaginerais volontiers cruel et manipulateur, mais ce serait vraiment juger quelqu'un sur son apparence ( Dans le cas de ribery, par contre, l'habit fait le moine, notre boulonnais est une triple buse dans la vraie vie ). Gageons qu'il a eu une enfance difficile, des camarades de classe taquins et un prof de gym qui a tenté de le violer aux barres assymétriques. Depuis il cherche à se rattraper en ambitionnant de dominer le monde, ce qui est finalement assez compréhensible. Mais de là à saupoudrer les big macs avec du polonium, tout de même...

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Ribery dans le dernier Bond ?

Cela dit, maître du monde ce n'est pas une situation très stable. Au risque de faire dans le pessimisme, disons le franchement, ça finit souvent de manière tragique. Il faut dire qu'il y a beaucoup de postulants et une seule place. Même des calibres comme Thanos ou Fatalis s'y cassent régulièrement le ratelier. C'est un domaine où la concurrence est rude. Le petit cercle des maîtres du monde accepte difficilement de nouveaux membres, et les places sont chères. C'est sans doute pour cette raison que le nouveau méchant s'est choisi le rôle de banquier des autres méchants. Ils commettent leurs forfaits, il s'occupe de gérer leur petit capital, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de terreur possible.

En général, c'est à ce moment là que James Bond arrive. Ils sont bêtes les maîtres du monde. Cela fait maintenant 21 épisodes qu'il vient sans cesse contrecarrer leurs projets, et ils s'obstinent malgré tout à élaborer des plans diaboliques, des machinations compliquées, des complots ingénieux. Cela ressemble beaucoup aux tentatives désespérées des interistes de s'adjuger un scudetto sur le terrain. Les bases secrètes explosent, les ennemis tombent comme des mouches, le monde est sauvé. A la fin, le méchant qui voulait être maître du monde est châtié, et l'héroïne s'enfuit avec son sauveur, ce qui rend heureux les producteurs de Mannix au citron-fraise.

Daniel Craig est un excellent James Bond. Regard fixe qui ne cille jamais, tête de tueur, petite touche d'ironie. Un petit peu trop baraqué par contre. Non, non, ce n'est pas de la jalousie. Regardez donc Sean Connery : pas besoin d'être body-buildé pour être crédible. En plus, il est très tendance le nouveau Bond, en clamant dans les journeaux people qu'il est prêt à tourner, en cas de besoin, une scène homo impliquant le 007 anglais! George Michael est sur les tablettes pour la bande son du prochain épisode. Mais tout ça n'est pas très important, finalement. James Bond c'est juste deux heures de divertissement entrecoupées de séquences publicitaires à la gloire des montres Omega et des portables Sony. Des explosions à la pelle et des pelles explosives. Des villains vraiment villains et des gentils pas si gentils. James Bond, c'est un bon gros nanard truffé d'effets spéciaux, dont finalement personne ne sent vraiment le besoin, mais que beaucoup vont voir dans les salles obscures. Je préfère Sex Bomb 007, en vente chez Marc Dorcel, n'oubliez pas de vous laver les mains après le générique de fin.

                                                               Fin de match difficile pour les blazers qui dilapident une avance de huit points et voient les Heat remporter la mise au final : Wade fait toute la différence avec un gros match et les lancers francs décisifs en toute fin de rencontre. Randolph moins incisif que la veille ne parvient pas à mener les rouge et noirs à la victoire; quand à Roy son ultime tir sur la sirène, il est vrai fruit du desespoir, n'inquiète pas Miami. Les champions en titre continuent de pratiquer un basket peu convainquant et sont loin de se présenter comme de possibles candidats à leur propre succession, toutefois il convient de rappeller les absences simultanées de O' Neal, Posey et Walker. Outlaw n'a pas joué la rencontre en raison d'un coup reçu à la hanche. " Wade a fait la différence. Non seulement c'est dur de défendre sur lui, mais il est implacable aux lancers francs", dixit MacMillan. Un rappel : Les Blazers se sont séparés de Graham, qui ne jouait de toutes façons pratiquement pas, et commencent à envisager les stratégies possibles pour un ou deux échanges avant fin janvier. Mardi dans la nuit, calvaire pour les Blazers qui seront à San Antonio pour une possible lourde défaite.

Comment perdre un match dans le money time...

PORTLAND - MIAMI   90 - 93

PTS : WADE (Mia)   33

RBS : HASLEM (Mia)   10

ASS : JACK   11

Bilan : 14V   21D


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