Blazers 34 : Infinite crisis

Publié le par Devotionall

On a souvent coutume de dire, durant certains grands crossover qui marquent leur époque, que "rien ne sera plus jamais comme avant". Bien souvent, ce slogan n'est qu'un attrappe nigaud commercial, car le monde des comics a toujours su se protéger des révolutions impromptues. DC comics ne fait pas exception à la règle, toutefois elle a le mérite de régulièrement bouleverser de fond en comble son panorama. Pas par courage, certes, mais pour mieux s'occuper de son fatras, tant les trames abracadabrantes de Superman, Batman et consorts, finissent par rendre le monde DC comics un vaste lieu absurde et abscond.

Ainsi, le péché mignon de DC, c'est la création de Terres parallèles, sur lesquelles nos héros préférés existent sous des formes subtilement différentes, et qui finissent tôt ou tard par confiner dans les dimensions voisines : bref c'est vite le grand bordel cosmique. Superman de la Terre 1 se prend la tête avec celui de la Terre 2, qui est lui meme trahi par le Flash de la Terre 3 et rejoint par le Superboy de Terre 5. Il y a vingt ans de cela, DC comics comprit que la situation n'était plus viable : les scénaristes accumulaient gaffe sur gaffe et plus personne ne parvenait à comprendre les histoires alambiquées qui tournaient en rond. Ce fut dès lors l'occasion de lancer un grand crossover qui impliqua touts les héros DC et bouleversa a jamais le paysage : Crisis on infinite earth. Toutes les Terres parallèles allaient disparaitre dans un vaste cataclysme, un combat cosmique entre superhéros, et au final c'est notre réalité à tous, celle de Terre 1, celle où un minable acteur de blockbuster devient procureur en Californie et où un sorcier magouilleur finit président de l'OM, qui allait perdurer. Toutefois non sans dommages collatéraux : la disparition de tous les habitants des autres mondes, a l'exception de quatre personnages qui vont se sacrifier et se condamner à un exil de solitude entre les dimensions pour sauver notre monde : Superman de Terre 2, Superboy Prime ( d'une autre Terre en somme ), le fils Luthor d'une réalité parallèle, et la femme de Sup 2, Lois Lane de Terre 2. Rideau sur les trames ridicules de l'avant crisis : DC comics repart de zero!

Oui mais voila, vingt ans après, les scénaristes se mordent les doigts : nous voilà revenus au point de départ, trop de trames absurdes, trop de lecteurs déboussolés, et une perte de part de marché notable par rapport à la Marvel, qui produit des comics un tantinet plus construits. Dès lors, re-cataclysme, Infinite crisis arrive, accrochez vos ceintures. L'histoire? Les quatres héros qui se sont bannis de notre réalité refont surface : en fait ils observaient en silence notre Terre 1 depuis tout ce temps, et ils ne sont pas très heureux de voir la tournure qu'ont pris les événements. Selon eux, notre monde est dévoré par les pires sentiments, les valeurs morales inexistantes, nous ne valons plus rien, nous n'avons pas su faire trésor du scarifice de tant de réalité. De surcroit, Lois Lane 2 est mourante, et seul la réapparition de Terre 2 een lieu et place de Terre 1pourrait la sauver, ce qui fait vaciller Superman 2. Pendant ce temps, la JLA, la super équipe de super héros de l'univers DC, est dissoute et sa base détruite par un mystérieux comploteur ( un des quatre rescapés, je ne vous dis pas lequel ); on croirait assister à la fin des Vengeurs chez Marvel, et c'est fait pour. Les deux compagnies se tirent la bourre et se plagient l'une l'autre.

Durant Crisis, des héros vont mourir ( grande première en somme... et quand vont ils revenir? Jamais, telle est la promesse de DC ). Durant Crisis, des révélations vont vous bouleverser ( si si, je confirme, l'histoire est bien construite, Geoff Johns a abattu un remarquable travail pour faire aboutir toutes les trames en cours ). Les dessins de Jimenez sont vraiement excellents, aucune baisse de forme ou de chute de style, rien que du tout bon, energique et classique à souhait, un trait pur et clair, des visages expressifs et des héros désespérés, on en redemande. Coté scénario, la liaison entre les deux grands crossover est parfaite et les sept épisodes que durent cet événement DC sont autant de perles à conserver. Difficile de ne pas adhérer au projet tant Crisis s'impose, en fin de lecture, comme une saga jouissive et fichtrement bien tournée. On se sera pas non plus complétement idiot au point de croire que les successeurs de Johns ne vont pas tout tenter pour intervenir et modifier son oeuvre, mais au moins, et pour les mois ou années à venir, un beau coup de balais a été passé. C'est promis, on ne persiflera plus jamais la DC comics après de telles histoires, et on n'oubliera plus d'acheter chaque mois DC universe, une des toutes meilleures revues publiées mensuellement par Marvel France. Au final, tout cela mérite bien un ( 8,5/10 ).

Du pain sur la planche pour la triade de DC comics !

                              La règle de trois fonctionne encore pour les Blazers! Lorsque les 3 meilleurs joueurs de l'équipe joue à leur vrai niveau, c'est forcément une victoire qui vient conclure le match, La rencontre de Sacramento n'echappe pas à la règle. Randolph domine de loin les débats, Jack semble par moment imprenable et mène les danses, Roy réalise son record de points en carrière et marque le panier de la prolongation. Une perfor,ance qui réconcilie avec les Blazers après un début d'année des plus ternes. "Il n'y a rien à redire, lorsque Randolph pratique un bon basket, on a une chance contre n'importe qui" sentence coach MacMillan. "Je sais que ça fait beaucoup de responsabilités pour ses épaules, mais nous en sommes là, pour le moment". On remet le couvercle dès cette nuit avec la venue de Miami, l'ombre des champions en titre depuis de longues semaines.

Randolph en patron à Sacramento

SACRAMENTO - PORTLAND   105 - 110 (OT )

PTS : RANDOLPH   32

RBS : RANDOLPH   15

ASS : JACK   8

Bilan : 14V   20D

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