Blazers 23 : La foire des ténèbres (Ray Bradbury)

Publié le par Devotionall

Je viens de terminer la relecture de l'excellent roman de Ray Bradbury, "La foire des ténèbres". Un titre ronflant, qui ne rend pas hommage à la version originale de "Something wicked this way comes". Bradbury, connu avant tout comme auteur prolifique de science fiction, déploie ici tout son talent de poète, d'artiste d'exception, qui enrobe dans sa prose élégante les vers libres de l'emerveillement et de la magie. Bradbury n'est pas de cette génération qui produit une littérature jetable, à usage unique, consommable; il est de ces orfèvres qui vivent hors du temps, dont les oeuvres sont publiées déjà légèrement surrannées, mais qui restent indéfiniment et magnifiquement intactes, ne vieillissent pas, et s'imposent comme d'évidentes références dans leur domaine. La science fiction est trop souvent regardée, dans notre charmante contrée, comme une sous littérature pour lecteurs de bas étage, terrain de jeu pour ecrivaillon en manque de souffle et d'inspiration. Un simple roman comme celui ci suffit à anéantir une telle thèse par la force de son lyrisme : aucun roman actuel n'a cette grâce et cette distinction qui rend les oeuvres de Bradbury de petits bijous finement ciselés, preuves d'une époque où prendre son temps et peaufiner les détails étaient des qualités qui vous distinguait du commun des tacherons. Mais passons au synopsis de ce roman :

Quelques jours avant Halloween, la foire est arrivée à Green Town en pleine nuit, dans un train mystérieux. Jim et Will ont entendu le chant de l'orgue et le sifflet du train, ils ont vu la foire débarquer. Seuls témoins d'événements inquiétants, ils savent qu'elle a de noirs desseins. Un carrousel qui, en tournant à rebours, inverse le cours du temps, la plus belle femme du monde endormie dans un bloc de glace, un homme qui a le pouvoir d'exaucer les vœux les plus fous... Telles sont les attractions de cette foire de cauchemar.
Jouant sur les peurs de l'adolescence, Ray Bradbury mêle poésie et surnaturel pour entraîner ses lecteurs dans une terrifiante aventure.

Terrifiante n'est finalement pas le mot. Même la terreur, chez Bradbury, ne peut se concevoir sans se départir d'un style qui la magnifie, l'illumine et la nimbe de mystère : il est l'antithèse de la modernité, du gore et de la surrenchère, son talent, c'est de miner lentement mais surement les fondements de vos certitudes, en distillant en vous le soupçon que ce qui ne peut être est peut être, et vous achève avec une mélancolie si puissante que vous ne vous en releverez pas de suite. A lire également, de toutes urgences : Les Chroniques martiennes, Fahrenheit 451, et le recueuil de nouvelles L'homme illustré.

Second succès consécutif pour Portland, à l'extérieur, cette nuit face à Philadelphie : on croit rêver. Artisan de ce miracle, pour ne rien changer, Zach Randolph auteur du panier désicif à deux petites secondes du buzzer. Certes, l'honnêteté force à admettre que cette équipe des Sixers, déjà très faiblarde en soi, était en plus privée de son maître scoreur Iverson, en odeur de rupture avec son club. Dans ces conditions, les blazers se devaient de s'imposer pour se rassurer, avant tout. Une remarque : si l'équipe jouait à l'est et non pas dans la terrible conférence ouest, les plays offs seraient assurés, tant le niveau de ce coté là semble bien médiocre. Cheeks, l'ancien coach des Blazers est encore vert après ce cuisant revers : mais comment un tel incompétent peut il encore officier en NBA, grande question! Petite stat amusante : les blazers ont fait beaucoup tourné dans le premier quart temps : 10 joueurs y ont pris part, record battu de ces dernières saisons. Incroyable mais vrai, le bilan de ce grand tour à l'est est pour le moment de 3 victoires et une défaite! Pourvu que ça dure...

Randolph assomme les Sixers à deux secondes de la fin

PHILADELPHIE - PORTLAND   81 - 83

PTS : IGUODALA (Phi)   27

RBS : RANDOLPH   10

ASS : WEBBER (Phi)   8

Bilan : 9V   14D

 

Publié dans Blazers

Commenter cet article

Ange 13/12/2006 00:07

Je viens de voir un doc sur Yao Ming; dorénavant cher José je souhaiterai donc avoir des nouvelles des Houston Rockets.Yao Ming! Yao Ming!

devotionall 13/12/2006 10:20

Donc tu sais que Yao Ming est un sportif crée en laboratoire : le gouvernement chinois choisi les parents et suivi l'enfant dans toute sa croissance ( on imagine de quelle manière... ) pour en faire le sportif parfait et représenter la Chine à l'etranger. Objectivement, il faut admettre que ses débuts en NBA furent tout sauf convaincant, mais que depuis quelques temps, Ming est devenu impressionant, probablement le pivot le plus apprécié ces temps ci en NBA. A Portland, il serait bien utile... D'ailleurs, attention à Houston, qui finira au moins en 1/2 finale de conférence, très bonne équipe, très spectaculaire.