Blazers 21 : La chasse aux Bobo

Publié le par Devotionall

Les Bobo sont partout. Encore faut il les reconnaître, pour pouvoir s'en protéger. Imaginez qu'un de ces soirs, vous vous trouviez au beau milieu d'une soirée de bobo, où entre une private joke et une autre, vous vous rendiez compte d'avoir pénétré cet univers complexe et malsain de la gauche caviar, ou entre un morceau de Vincent Delerme et un autre de Brigitte Fontaine ( à propos, certains continuent d'attribuer à la momie alcoolique un talent qui ne semble pas si évident que cela... ) vous entendrez disserter de la necessité du fair trade et vanter les mérites d'interviewer de Laurent Ruquier.

Les bobo ont des goûts communs, et des rites communs, qui font que nous pouvons encore, fort heureusement, nous protéger. Soyez donc attentifs et tentez tant que vous le pouvez de vous méfier comme de la peste bubonique des symptomes suivants : au bout de deux d'entre eux, fuyez, vous avez en face de vous un bobocus maximus, une espèce dangereuse qui tentera de vous persuader.

- Votre interlocuteur vous propose une soirée DVD, et en guise de film vous affirme préferer de très loin les grandes séries américaines du moment, et se lancent dans l'apologie de monuments de la bétise comme Desperate Housewives ( tu vois, cette mise en abime de la quotidianité des femmes au foyer américaines, c'est poignant et tellement vrai, man ), Lost ou 24 ( tu vois, ce suspens qui nous tient en haleine et fait battre la chamade à notre coeur sensible, man... ils sont forts, les américains, mais en France, si on voulait, on pourrait en faire autant ) ou encore Ally Mac Beal ( bobo arrivé sur le tard dans le métier, n'a pas encore assez d'argent pour se payer le cable, mais ça viendra... ). La solution : proposez lui un bon porno, avec une double penetration arrière en salto renversé, il finira par se taire.

- Votre ami bobo vous invite à faire un saut en centre ville. Et voila qu'il vous entraine une heure chez Zara, suivi d'une autre heure chez Gap, avant d'enchainer par un saut chez Nature et Decouverte et le Body shop. Vêtu de son élégante echarpe mauve qui contraste parfaitement avec le petit blouson cuir Gap ( deuxième citation, pub subliminale ), votre ami commence à vous taper sur le système, mais vous ne savez pas lui dire. Solution : Le persuader que Olivier Besancenot s'habille uniquement en Eurodif, par le moyen de photo montage photoshop. Si vous y parvenez, votre ami se suicidera peut être, avec un peu de chance ( ça ne marche pas avec José Bové, qui s'habille vraiment chez Eurodif. )

- Bien sur, la discothèque de votre ami est spécialisée dans la musique boboïste : on y trouve les artistes déjà cités : Delerme et Fontaine, la nouvelle scène post ringarde française, des chanteurs engagés ( dans quoi? ) à la pseudo scène electro french touch ( tchip tchip boum boum ), avec les dernières selections des inrocks en évidence, avec le cd des génériques de séries TV et dessins animés des années 80 toujours prêt à sortir de sa boite. Vous voulez une solution? Evitez de la ramener avec les Depeche Mode, le dernier album s'est très bien vendu chez les bobo!

- Mais attention à ceci : les bobo sont en voie de disparition, la nouvelle mode serait d'être furita. Mais qu'est donc que ceci, me direz vous. Explication, dans le texte : Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon. Lassé par une économie en panne et une idéologie productiviste datant des années 60- 80 encore bien ancrée dans les esprits, les 15- 29 ans tentent de révolutionner les institutions. Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié modèle en costume cravate gris, c’est t-e-r-m-i-n-é !
Les jeunes Japonais sont en rupture avec le modèle dominant. Ce qui compte à leurs yeux, c’est de vivre en adéquation avec leurs envies, quitte à vivre modestement. Les meilleurs diplômés acceptent des emplois précaires de serveurs, travaillent 6 mois, puis partent 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les Furita, de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (le travail). Ils seraient déjà 1,7 millions dans le pays selon les statistiques officielles. Fustigés par certains qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourrait bien débarquer rapidement en France.

Ce qui me fait penser à notre cher Alex ( Ciao Alex, je ne t'ai pas croisé sur ce blog depuis longtemps, are you here, depuis hier ? ), qui lui n'a pas perdu de temps, et est déjà passé à la troisième vague : les branleurs. A savoir les mecs qui ne travaillent pas, ne veulent pas travailler, et en plus s'en branlent complétement puisqu'ils n'ont pas besoin de trvailler. Ne le prends pas comme une offense, votre serviteur lui même se sent, ces temps derniers, une âme de branleur qui l'inquiéte fortement. Il est vrai que le ministère de l'éducation nationale, ces mois derniers, l'a quelque peu encouragé dans cette voie!

Attention, la chasse aux bobo n'est ouverte que de fevrier à novembre, une pause à Noël leur est accordé pour se reproduire et se remettre d'aplomb. Mais dans deux mois, rendez vous dans nos vastes forêts urbaines ( le bobo préfère les centre ville ) et feu à volonté!

 

Cette nuit, les Blazers ont perdu pour la septième fois consécutive face à Indiana. Dominés par un grand Tinsley, et surcalssé de 21 points dans le 3° quart temps, les joueurs de Portland n'ont rien pu faire pour empêcher une nouvelle défaite, et plomber ainsi un bilan déjà pas très folichon. Randolph, auteur de 29 points mais de 4 petits rebonds seulement, a été renvoyé sur le banc à 15 secondes de la fin pour 6 fautes, et s'est fendu d'un joli geste obscène à l'encontre de l'ex Jermaine O'Neal, sur le banc, blessé. " J'étais frustré, ça n'aurait pas du se produire, et ça ne se produira plus " Mac Millan, lui trouve une explication devenue banale pour cette défaite : " Nous ne sommes pas assez forts, physiquement et mentalement, pour tenir 48 minutes à ce niveau. ( la faute à qui, mister ? )Défensivement, on ne s'en sort pas. Je vois beaucoup de jeunesse et d'inexpérience dans cette équipe ( nous aussi, voire pire encore... ). La longue série de six déplacements consécutifs commence à sembler bien longue, à Portland.

L'arme défensive des Blazers : regarder impuissant les adversaires

INDIANA - PORTLAND   108 - 95

PTS : RANDOLPH   29

RBS : FOSTER (Ind)   13

ASS : TINSLEY (Ind)   8

Bilan : 7V   14D

Publié dans Blazers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Tommawack 10/12/2006 21:27

Franchement je suis admiratif, José, sur tout le temps que tu prends pour écrire (très bien je l'avoue), tout cela. Et franchement, tu peux remercier ton métier, car crois moi, ce n'est pas aussi simple pour tout le monde (surtout en ce moment pour moi)

D'aillieurs je vois que tu as la bonne idée de venir sur Lille quand j'en pars, bravo... Je serai du vendredi 22 soir au lundi 25 soir sur Dunkerque pour Noel. Si tu es encore sur Lille après, tu seras le bienvenu chez moi (ainsi que Manu qui arrive je crois en même temps que toi), tout en sachant que je repars mais au ski cette fois dès le jeudi 28 au soir je crois.

Alors, tu seras sur Lille encore après le 25 ?

Ciao !

Dans ta gueuele !!!!

devotionall 10/12/2006 21:52

Merci, vous êtes trop bon : en fait je ne passe que 15/20 minutes par jour sur ce blog, même quand le boulot m'envoie de 7 heures du mat à 6 heures du soir sur les montagnes de l'arrière pays niçois. Car oui, je bosse aussi, et parfois ça n'est pas agréable du tout. D'ailleurs cette semaine, le temps va être précieux. Sinon, le 25 au soir je serai déjà à Nice, malheureusement! Reste à lille le 23, merde! ciao