Blazers 4 : La dure réalité

Publié le par Devotionall

Lorsque j'étais étudiant, j'avais un peu plus de temps pour jouer à la console, bien que je ne sois jamais devenu accroc à ce passe temps mortifère, au point que je suis aujourd'hui totalement immunisé. Hormi le grand Sensible soccer et les tournois interminables que j'organisais dans ma chambrée de 9mètres carrés ( Alex je t'ai toujours été supérieur, ManuX j'ai toujours eu peur de te voir avec Ma manette dans TES mains. Combien de consoles a tu détruit ? ), mon jeu préféré était NBA Live. Une version toute simple, celle de 94 je crois, en tous les cas avec des graphismes vintage et des règles simples. Avec les Blazers, et sans tricher, je me faisais une saison compléte sans perdre un match, et atomisais mes adversaires avec une facilité dérisoire. Rasheed Wallace, que j'avais crée pour l'occasion ( le Sheed est arrivé après dans l'équipe, mais je pouvais personnaliser certains joueurs ) affollait tous les compteurs de score, et Danny Ainge rentrait dix trois points par match avec une main dans la poche de son short. A cette époque bénie, les Clippers était une équipe juste bonne à faire rire, de celle que je battais avec quatre vingt points d'écarts tout en faisant mes partiels et en réchauffant des croque monsieurs sur ma plaque de cuisson interdite en résidence universitaire. Cette nuit, les Blazers ont rendu visite aux Clippers version 2006, équipe jeune et dynamique, qui en quelques saisons a gagné son lot de crédibilité au point d'en eclipser presque les cousins mauves et jaunes des Lakers. Et la, pas de surprises entre une équipe qui a acompli sa révolution, et qui joue désormais avec maturité, et une autre qui est encore dans les limbes de ce qu'elle sera un jour. Il y a certes des éléments qui promettent, dans ces blazers 2006 : cette nuit Randolph a de nouveau été à la hauteur des plus grands de la ligue ( 35pts ) et Udoka a même réussi quelques bons mouvements défensifs dont je ne le croyais pas capable. Brandon Roy s'est totalement loupé, mais il n'empêche que le talent ne se discute pas chez le rookie. On aurait bien eu besoin d'un joeur comme Darius Miles, encore convalescent mais plus pour très longtemps. En attendant Maggette et Brand ont offert une prestation sérieuse et altruiste, avec un Mobley effervescent en attaque. Joel Przybilla n'a pas participé à ce match, comme au précédent, bloqué par des ennuis intestinaux, ce qui a contribué à augmenter la faiblesse de l'opposition des Blazers cette nuit. Dommage que Jarren Jack, auteur de 10 points dans le premier quart, se soit bloqué par la suite pour finir avec 17 : une soirée de grâce de sa part pouvait peut être faire éviter le pire. Petite note de bilan qui fera sourire amèrement  : avec ce bilan de 2/2, les Blazers abandonnent donc le pourcentage supérieur à 50 % de victoire, ce qui n'était plus arrivé avant ce début de saison ( certes 3 matchs ) depuis décembre 2004! Prochaine étape mercredi dans la nuit et à la maison face aux Lakers .

L'impuissance des Blazers, mangés par les Clippers

LOS ANGELES CLIPPERS - PORTLAND   102 - 89

PTS : RANDOLPH   35

RBS : RANDOLPH  13

ASS : CASSEL (Los ) 7

Bilan : 2V   2D 

Publié dans Blazers

Commenter cet article